Pour faire suite à la mission commerciale réalisée en novembre 2008 aux ÉAU, à laquelle avait participé Groupe Orbi, Technologies 20-20 et Équipement d’emballage MMC, nous avons approché ces entreprises et suivi plusieurs blogues afin de connaître l’impact de la récession sur ce marché.
Une étude publiée par Proleads en février 2009 démontrait que 52 % des projets de construction aux ÉAU étaient suspendus, cela correspond à 676 milliards $ de dépenses qui n’ont pas eu lieu. À la suite de cette annonce, plusieurs médias faisaient état que 20 000 travailleurs indiens quittaient le pays, soit pour travailler sur des projets dans d’autres pays du GCC, soit pour retourner dans leur pays.
Les entreprises ayant participé à la mission du Centre des affaires internationales ont confirmé que cet exode des travailleurs diminue à la baisse la demande de produits de consommation. Il y a moins de consommateurs à desservir. Toute la chaîne est affectée, des manufacturiers de ces produits de consommation, à leurs fournisseurs d’équipement et je présume, aux fournisseurs de matières premières.
En parallèle, un client m’informait qu’un essoufflement de capital se faisait sentir. « Les grands développeurs sont aux prises avec des difficultés financières et il y a trop d’espaces libres à présent et pas de capitaux d’investisseur », me mentionnait Jean Soucy, directeur, ventes internationales chez Technologies 20-20.
En contrepartie, la valeur des projets en cours, soit 700 milliards $, est tout de même impressionnante. En juillet 2009, on mentionnait qu’il y avait 750 projets en cours et 450 qui venaient d’être complétés. Ces données sont de loin supérieures aux dépenses de plusieurs autres pays en la matière. De plus, le nombre d’embauches de travailleurs aux Émirats a cessé de diminuer, signe que l’économie se stabilise.
Certes, le marché semble moins alléchant qu’il l’était il n’y a que quelques mois. Toutefois, il y a encore beaucoup d’argent qui circule. Pour ceux qui exportent déjà aux ÉAU, cela implique de garder vos contacts actifs afin de pouvoir faire partie de la reprise. C’est d’ailleurs ce que font nos entreprises qui ont participé à la mission commerciale.
Pour ceux qui considèrent y exporter leurs produits et services, je vous conseille de commencer à développer vos réseaux de contacts sur ce marché.