Posts Tagged ‘Inde’

20 juin, 2011

Parlons Inde

Dans mon billet du 17 mai dernier, je revenais sur la conférence Parlons Asie en vous faisant part de mes réflexions sur la présentation portant sur la Chine. Dans un autre atelier, j’ai constaté à quel point le marché de l’Inde, une autre grande puissance asiatique, était aussi intéressant, mais différent.

Voici quelques renseignements utiles tirés des témoignages des participants, notamment celui d’une entreprise qui a démarré ses activités en Inde en 2004 avec un agent, qui y a ouvert son premier bureau en 2007 et qui, en 2011, est fière de déclarer que 50 % de son effectif global est basé en Inde. (Lire la suite…)


18 novembre, 2009

Exporter en Chine et en Inde quand on est une PME, c’est maintenant possible!

Depuis quelques années, tout le monde parle du potentiel de marché de la Chine, de ses 300 millions de consommateurs de classe moyenne, de sa croissance phénoménale, etc. Même situation pour l’Inde. Par contre, alors que l’approvisionnement en Chine est très répandu, ce n’est qu’une fraction minime des entreprises de Laval et du Québec qui y réalisent des ventes.

En effet, la Chine et l’Inde sont des marchés lointains et chaotiques, avec toutes sortes de barrières à l’entrée, culturelles et autres. Pas facile pour une petite entreprise d’ici de trouver sa niche et ne pas se brûler sur le marché, soit en se faisant copier ses produits ou en ne trouvant pas le bon partenaire d’affaires.

Ceci étant dit, je commence à entendre parler de plus en plus souvent d’entreprises de Laval qui ont décroché des contrats importants en Asie et nous nous faisons poser de plus en plus de questions par rapport aux aspects légaux, financiers et autres, de l’exportation en Chine. C’est très excitant de voir de petites entreprises réussir à tirer leur épingle du jeu grâce à leur expertise de niche qui leur permet de se démarquer sur les marchés internationaux. Le Report on Business du Globe and Mail publiait d’ailleurs le 19 octobre dernier un article sur les exportations canadiennes en Asie. Voici le lien (en anglais seulement).

SynergX et JMF Grues & Palans sont deux exemples d’entreprises lavalloises qui réussissent sur ces marchés. M. Menghini, président de JMF, me disait justement à quel point le marché indien regorge d’opportunités pour sa société. Il considère embaucher un représentant à temps plein pour développer ce marché et évalue actuellement une possibilité de partenariat avec une firme locale.

Essentiellement, il y a plusieurs similarités entre la conduite des affaires aux États-Unis, en Europe et en Asie. Il faut s’assurer de bien connaître son partenaire, d’avoir un contrat clair, complet et bien détaillé, et maintenir une relation très rapprochée avec son client. C’est nécessairement moins évident quand le client est à plusieurs heures d’avion de distance, a une culture complètement différente et parle une autre langue. C’est quand même possible de faciliter le processus en s’informant sur les pratiques d’affaires et en s’entourant de bons partenaires.

Même s’ils ont été publiés en 2006 et 2007, j’ai l’impression que les guides suivants d’Exportation et développement Canada (EDC) deviennent plus d’actualité que jamais pour nos entreprises :


8 octobre, 2009

Pas facile de faire affaire en Inde : patience et persévérance sont de mise!

Le 21 septembre dernier, j’assistais à un séminaire organisé par les Manufacturiers et exportateurs du Québec, qui avait pour objectif la présentation des opportunités d’affaires et des perspectives d’avenir en Inde. De plus, le PM a profité de l’occasion pour lancer la mission Québec-Inde 2010, qui se tiendra du 31 janvier au 6 février 2010.

J’aimerais partager avec vous les commentaires que j’ai retenus des entrepreneurs québécois qui ont réussi sur ce marché. Parmi les témoignages d’entreprises, il y avait ceux de MPB Communications et EXFO (technologies de l’information), SNC-Lavalin et Premier Tech (infrastructures, énergie et environnement) et CAE et CVTECH (aéronautique). Tous ces entrepreneurs sont unanimes pour dire qu’il y a beaucoup d’opportunités sur ce marché.

Voici deux exemples de réussites sur ce marché complexe.

  • CAE exporte en Inde depuis 1971. Au départ, les ventes étaient directes. En 2004, CAE choisit de s’implanter sur le marché et ils sont passés de 13 à 320 employés en 2009. Selon M. Marc St-Hilaire, vice-président, technologie de base, pour avoir du succès en Inde il est important d’établir de bonnes relations avec le gouvernement et les partenaires locaux. De plus, s’implanter en Inde leur a permis d’avoir un point de contact direct avec le marché.
  • CVTech a été approché par Tata Motors principalement pour son expertise afin de développer les pièces de transmission à variation continue (CVT) pour le véhicule NANO. Selon M. Alain Charest, vice-président, le potentiel du marché est énorme puisque le gouvernement y investit beaucoup, la langue anglaise facilite les négociations et les salaires sont peu élevés pour de la main-d’œuvre qualifiée.

Malgré les nombreuses opportunités en Inde, ce marché comporte plusieurs défis. En effet, la bureaucratie peut rendre les négociations très complexes et lentes. L’Inde a un système de lois et de taxation très lourds. Il faut donc privilégier une approche régionale et non globale du marché indien. En effet, chacun des 28 États comporte ses spécificités. Plusieurs consultants sur le marché sont disposés à vous aider, mais ce ne sont pas tous ne possèdent pas les compétences requises. Informez-vous auprès des autorités canadiennes en Inde pour des références. Au niveau de la main-d’œuvre indienne, il y a un fort taux de roulement. Environ tous les 5 ans, il y a un taux de roulement complet des employés d’une entreprise. Les infrastructures sont inadéquates au niveau du réseau routier, des infrastructures portuaires, des aéroports, du réseau ferroviaire et des infrastructures urbaines. En ce qui a trait à l’énergie, la demande indienne dépasse l’offre depuis plusieurs années. Les pannes électriques sont donc fréquentes.

Outre ces défis, voici quelques particularités de la culture indienne qu’il faut considérer :

  • La notion du oui (un oui en Inde ne veut pas systématiquement dire oui)
  • La notion du temps est très différente (la vitesse d’exécution est beaucoup plus lente)
  • Le cellulaire est roi et maître lors des rencontres d’affaires (il n’est pas fermé)
  • Le processus de négociation est beaucoup plus lent
  • La famille et la religion occupent une place importante dans la vie des Indiens
  • Le système de caste se fait sentir même s’il a été aboli il y a plusieurs années
  • La collectivité prône sur l’individu
  • La hiérarchie dans une entreprise est très importante, donc il y a moins de place pour l’initiative.

En conclusion, il existe plusieurs opportunités pour la PME québécoise en Inde, mais également plusieurs défis. Donc, avant de se lancer sur ce marché, la PME doit évaluer si les bénéfices qu’elle pourra en retirer sont supérieurs aux efforts qu’elle devra fournir pour développer le marché indien.
Pour en savoir davantage sur le marché indien, je vous invite à consulter le guide d’EDC sur comment faire affaire en Inde et de prendre connaissances des statistiques suivantes :

  • L’Inde est appelée à devenir une des quatre premières économies mondiales d’ici 20 ans. La population indienne correspond à environ 1,166 milliards (est. 2009) et augmente d’environ 1,6 % par année.
  • Environ 50 % de la population est âgée de moins de 25 ans et est très scolarisée. À titre d’exemple, chaque année, 300 000 ingénieurs et 1 000 000 d’informaticiens sortent des universités indiennes.
  • En Inde, il y a un bassin énorme de main-d’œuvre qualifiée parlant anglais.
  • La classe moyenne compte environ 300 millions de consommateurs et devrait représenter 41 % de la population d’ici 2025 soit environ 600 millions de personnes.
  • L’Inde a été moins affectée que la plupart des économies face à la crise financière due à son système bancaire solide, sa forte consommation interne (environ 60 % de son PIB) et la réponse monétaire et fiscale rapide et agressive du gouvernement. Actuellement, celui-ci investit massivement dans divers secteurs d’activité. Par exemple, au cours des 5 prochaines années, le gouvernement investira 500 milliards de dollars dans les infrastructures.
  • Il y a plusieurs secteurs où il y a un fort potentiel pour les entreprises lavalloises telles que l’énergie/environnement, les infrastructures, l’aéronautique et les TIC.

Si vous voulez en savoir plus sur un secteur en particulier, je vous invite à poser vos questions sur le blogue.