Posts Tagged ‘Europe’

13 avril, 2012

À la recherche de partenaires d’affaires à l’international?

Sept entrepreneurs lavallois ont eu l’occasion le mardi 10 avril dernier de participer à une séance d’information en mode webinaire sur deux projets de mission commerciale à Futurallia Lille Région 2012 (27 au 29 juin) et Centrallia Manitoba 2012 (10 au 12 octobre). La séance d’information qui regroupait des entreprises de plusieurs régions du Québec visait à présenter les forfaits et programmes de mission, mais surtout la formule Allia.

En quelques mots, Futurallia et Centrallia sont deux forums internationaux qui permettent à environ 600 dirigeants de PME de plusieurs pays et de plusieurs secteurs de se rencontrer lors de rendez-vous d’affaires préprogrammés, dans un même lieu, sur deux jours. Le Québec envoie des délégations d’entreprises à ces événements à chaque année, avec beaucoup de succès. (Lire la suite…)


7 octobre, 2011

Les douze nouveaux pays de l’Union européenne, une porte d’entrée vers l’Europe?

Lors de notre dernière rencontre du Réseau CAILT-Export, le conférencier invité était M. Martin Lampron, président de Xpand Group, une firme de consultation en commerce international ayant des bureaux à San Jose (Costa Rica), à Montréal et à Paris. La thématique de la rencontre étant les occasions d’affaires en Europe, M. Lampron nous a présenté les principaux constats d’une étude sur les marchés émergents européens qu’il avait réalisée pour le gouvernement costaricain, en adaptant le contenu à la réalité des entreprises lavalloises. (Lire la suite…)


13 janvier, 2011

Marquage CE, règles et normes dans la construction en Europe : comment démêler les pièces du casse-tête.

Le 24 novembre dernier, le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec (MDEIE) ont organisé une journée de formation très instructive portant sur le marquage CE des produits de construction, mais également sur les normes et autres règles liées à la commercialisation et à l’utilisation de produits de construction en France et en Europe.

Pour l’occasion, le CRIQ avait fait appel au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), un établissement public français indépendant au service de l’innovation dans le bâtiment. Le CSTB offre des services de recherche, d’évaluation, de certification et de diffusion de la connaissance dans le domaine de la construction et du bâtiment durable. Ils sont notamment en charge des procédures d’obtention du marquage CE et des autres certifications nécessaires à la commercialisation et à l’utilisation des produits de construction en France. Voici un très court résumé de ses explications et recommandations sur les démarches à suivre.

Le marquage CE : un passeport pour l’Europe

En premier lieu, pour qu’un produit de construction puisse être commercialisé en Europe, il doit détenir le marquage CE démontrant qu’il répond aux exigences essentielles relatives aux ouvrages découlant de la Directive européenne des produits de construction. Ces exigences vont varier d’un produit à l’autre. Il est également important de préciser que chaque pays peut exiger des niveaux plus élevés de performance ou de sécurité pour certaines caractéristiques de produits. Un produit marqué CE pourra en ce sens être, par exemple, tout à fait commercialisable en France, mais pas en Espagne, selon les critères nationaux. Si le produit fait l’objet d’une norme harmonisée européenne, c’est cette norme qui servira de référence. Dans le cas d’une innovation ou d’un produit non soumis à une norme, il faudra obtenir un Agrément technique européen (ATE) qui peut être délivré par le CSTB en France ou par un organisme national de certification d’un autre pays.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le marquage CE permet l’accès aux marchés de l’Union européenne, un peu comme un passeport permet de franchir la frontière. Tout comme le passeport, qui ne permet pas nécessairement aux individus de travailler librement dans le pays visité, le marquage CE ne sera, dans bien des cas, pas suffisant. En effet, plusieurs produits devront répondre à certains critères et obtenir certaines certifications supplémentaires avant de pouvoir réellement être utilisé dans des ouvrages.

Comment s’assurer que son produit pourra être utilisé ?

En France, comme dans la plupart des pays européens, tous les intervenants dans un projet de construction doivent détenir une assurance couvrant leur intervention ou l’ouvrage même. Cette assurance sera parfois obligatoire (ex. : en France), parfois non (ex. : au Royaume-Uni), mais toujours essentielle au financement de la construction par la banque. Les assureurs vont alors exiger des certifications pour les produits utilisés dans l’ouvrage, selon les réglementations et les normes nationales en vigueur. Le marquage CE n’est en ce sens souvent pas suffisant aux yeux des assureurs puisqu’il ne tient pas compte de l’utilisation et de l’intégration du produit dans l’ouvrage. Donc, avant de commercialiser un produit sur un des marchés européens, il faudra prévoir obtenir le marquage CE, mais possiblement également un avis technique ou une certification de l’organisme national permettant aux clients et spécificateurs d’utiliser le produit sans mettre à risque l’assurabilité d’un ouvrage ou d’un bâtiment.

Par où commencer ?

Afin de venir en aide aux entreprises québécoises qui veulent faire affaire en Europe, le CRIQ offre un service précieux de bilan normatif qui permet d’éviter des pertes de temps et beaucoup de confusion dans les démarches. Le CRIQ et le CSTB ont également dévoilé, lors de l’événement, une entente de collaboration qui fait désormais du CRIQ le répondant officiel du CSTB au Québec. Le CRIQ et le CSTB demandent désormais à toute entreprise québécoise qui souhaite entreprendre des démarches sur le marché français de s’adresser au préalable au CRIQ, qui pourra d’abord répondre à certaines questions et guider l’entreprise dans le dédale bureaucratique et réglementaire des certifications européennes. Une telle collaboration pourra être bénéfique pour les entreprises québécoises du secteur. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter ou à contacter M. Jean Thibodeau, expert exportation / Marquage CE au CRIQ.

Bruno Séguin


13 décembre, 2010

Où en sont rendues les négociations sur l’Accord de libre-échange Canada-Union européenne?

Les statistiques de l’Union européenne (UE) démontrent que les échanges commerciaux  de produits et services entre le Canada et l’UE ont atteint 58,7 milliards € en 2009. Bien que le Canada importe plus de produits et services d’Europe qu’il n’en exporte,  l’UE représente tout de même aujourd’hui le 2e marché d’exportation, hors-États-Unis, autant pour le Québec que pour le Canada. Cependant, outre la distance géographique, de nombreuses autres barrières tarifaires et non tarifaires freinent les échanges entre les Canada et l’UE, qui ne représentent toujours qu’une fraction des échanges avec les États-Unis.

Dans un contexte où la récession américaine et la montée du dollar canadien poussent les entrepreneurs canadiens à se tourner de plus en plus vers des marchés d’exportation moins traditionnels, le renforcement des échanges commerciaux avec l’Europe ne peut être que bénéfique pour le Québec et le Canada. À titre d’exemple, une étude conjointe Canada-UE a démontré que l’élimination des principaux facteurs facilement quantifiables affectant le commerce bilatéral, entraînerait des retombées directes d’environ 12 milliards $ CAN pour le Canada.

Lors d’une conférence organisée le 10 novembre dernier par IE Canada, l’association canadienne des importateurs et exportateurs, j’ai eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’état actuel des négociations entre le Canada et l’UE visant à mettre en place un accord de libre-échange. D’ailleurs, un des principaux conférenciers était Me Pierre-Marc Johnson, négociateur en chef pour le gouvernement du Québec dans les discussions avec l’UE.

Bien que plusieurs points s’avèrent plus complexes et délicats, comme les obstacles techniques, qui touchent entre autres à la certification des produits, à la mobilité de la main-d’œuvre et à la gestion de l’offre et de l’agriculture, les négociations progressent relativement rapidement et facilement. Les deux parties ont déposé leurs demandes et travaillent présentement à s’entendre à l’amiable sur chacun des points afin d’éviter les surprises au moment de déposer officiellement leurs offres réciproques. En ce sens, 90 % des tarifs ont déjà été négociés et tous les intervenants s’attendent à ce que les négociations se terminent d’ici la fin 2011.

L’entrée en vigueur d’un tel accord au cours des prochaines années offrira de nombreux débouchés très intéressants aux PME québécoises. De plus, il est probable que l’entrée en vigueur de l’accord coïncide avec une éventuelle reprise de la croissance économique en Europe, reprise dont nos entreprises pourront désormais plus facilement bénéficier. Gardez donc un œil sur l’Europe au cours des prochaines années et n’hésitez pas à nous faire part de vos projets. Malgré un éventuel assouplissement des barrières, l’Europe représentera toujours un énorme marché très complexe et diversifié, dont le développement exigera encore beaucoup de ressources et une stratégie solide. Il nous fera évidemment plaisir de vous assister dans vos démarches.

Par Bruno Séguin


9 novembre, 2010

Le marché des technologies vertes en France, en Pologne et en Roumanie

Dans un billet récent, j’ai traité des occasions d’affaires sur les marchés de l’environnement et des technologies vertes dans le nord-est des États-Unis. Dans ce deuxième billet d’une série de trois sur le sujet, je m’attarde cette fois-ci sur l’Europe et  plus précisément sur la France, la Pologne et la Roumanie. Comme dans le cas du nord-est américain, ces trois marchés ont été couverts lors d’une conférence Québec Exporte organisée le 15 juin dernier par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE). Les documents présentés lors de la conférence sont disponibles ici. Voici les faits saillants pour chacun de ces trois pays, qui, selon le MDEIE, offrent le meilleur potentiel en Europe pour les entreprises québécoises.

France

L’étude sur la France réalisée par la firme Erdyn Consultants a démontré des occasions d’affaires intéressantes pour les entreprises québécoises principalement dans les secteurs du traitement des déchets, un secteur traditionnellement très fermé, mais qui connait une bonne croissance et qui est en voie de diversification, dans le secteur des énergies renouvelables, qui devrait connaître une forte croissance au moins jusqu’en 2020, et dans le secteur du traitement des sols pollués, où l’expertise québécoise est reconnue. Les secteurs de la qualité de l’air, de la qualité de l’eau et de la gestion des risques offrent un certain potentiel pour les entreprises québécoises, mais dans une mesure beaucoup moindre que les secteurs mentionnés précédemment.

Pologne et Roumanie

L’étude sur la Pologne et la Roumanie, réalisée par la firme Dreberis souligne que le potentiel est énorme dans ces deux pays dans le secteur des technologies de l’environnement puisque l’accession des deux pays à l’Union européenne a impliqué, d’un côté, la mise en place de normes environnementales élevées, et de l’autre, du soutien financier. Mentionnons que les deux pays sont parmi les plus importants bénéficiaires de fonds européens et qu’environ 25 % de ces fonds sont consacrés aux secteurs de l’environnement et du développement municipal. Selon le Service des délégués commerciaux du Canada, la Pologne devrait affecter environ 46 milliards $ CA pour les projets environnementaux jusqu’en 2016.

Les secteurs prioritaires autant en Pologne qu’en Roumanie sont la gestion de la qualité de l’eau et des déchets, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ces priorités découlent de la législation européenne qui doit être maintenant appliquée. L’étude de Dreberis précise que la Pologne est en avance de quelques années sur la Roumanie, mais que, néanmoins, « le secteur des infrastructures et de l’environnement constituera le plus important facteur de développement économique de la Roumanie au cours des années à venir ». La Roumanie a d’ailleurs par exemple, le plus fort potentiel de production d’énergie éolienne dans toute l’Europe du sud-est, selon un profil du Service des délégués commerciaux du Canada.

Voilà pour l’Europe, mon prochain billet portera sur la Chine.

Bruno Séguin