Posts Tagged ‘Chine’

4 juin, 2010

Faites-vous de la veille pour votre chaîne d’approvisionnement et de logistique?

J’ai assisté dernièrement, dans le cadre de la Conférence Internationale en Aérospatial (Aeromart), au Sommet mondial en chaîne d’approvisionnement. Plusieurs conférenciers et gestionnaires de grandes entreprises en aérospatiale se sont succédés pour parler de l’émergence et de l’importance de l’intégration de la chaîne d’approvisionnement et de logistique sur un plan mondial. Il n’est pas surprenant que bon nombre ait invoqué la Chine dans leurs discours.

J’aimerais partager quelques éléments que j’ai retenus au cours de cette journée :

Le phénomène du développement de l’économie asiatique et plus particulièrement chinoise n’est qu’un retour du balancier.

D’ici 2020, la Chine construirait l’équivalent d’un Canada entier.

Plus de 96 aéroports et 30 000 km de rails seront construits comparativement à 26 aéroports et 46 888 km présentement installés au Canada.
Il y aurait 220 villes de plus d’un million d’habitants.

Neuf des dix fabricants mondiaux d’équipements mobiles de construction sont déjà en Chine.

En 2020, il y aura plus de véhicules automobiles en Chine (25 millions) qu’aux États-Unis (17 millions).

La majorité des litiges concernant la propriété intellectuelle sont entre compagnies chinoises plutôt qu’étrangères.

Les dépenses en R-D ont augmenté de 142 %, et les centres de R-D de 37 %.

20 % des Chinois vivant à l’étranger résident au Canada.

De plus en plus de donneurs d’ordre majeurs installent des opérations en sol chinois. Il est donc primordial de suivre ses clients pour bien les servir et conserver ses parts de marché.

Finalement, il y a trois indicateurs qui devraient nous inciter à se rapprocher de ce marché :

Les coûts relativement plus faibles et les compétences de plus en plus développées.
La taille du marché.
Les investissements publics et privés.

Faire de la veille pour sa chaîne d’approvisionnement est une responsabilité fiduciaire. En tant qu’administrateur, il incombe à chacun de comprendre les enjeux et de s’assurer que des actions sont en place pour s’adapter aux changements anticipés. L’énumération ci-dessus est un exemple de certains éléments que vous devez prendre en considération dans votre réflexion.

Samir Naoum


9 avril, 2010

Encore la Chine!

Vous avez peut-être eu de bonnes expériences dans vos démarches pour établir des relations d’affaires en Chine, ou vous avez eu de telles frustrations que vous n’y croyez plus?

Les fournisseurs ou partenaires chinois ont beaucoup évolué et ont appris à mieux répondre aux besoins et aux exigences nord-américaines. Les entreprises qui ont tenté, sans succès, de développer ce marché auraient avantage à y retourner. De plus, celles qui n’ont pas encore considérer ce marché afin de compléter leur gamme de produits ou de réduire leurs coûts, ont aussi intérêt à explorer la Chine compte tenu de l’immensité du territoire et des opportunités offertes. Les entreprises qui y sont déjà présentes devraient aussi élargir leur réseau afin de comparer leurs pratiques courantes et leurs expériences et profiter de l’innovation continue.

Le Centre des affaires internationales de Laval Technopole évalue présentement la pertinence de mener une mission cet automne pour appuyer les entreprises lavalloises dans leur démarche pour :

  • Identifier et qualifier des partenaires potentiels pour une fabrication partielle ou complète
  • Identifier des sources d’approvisionnement compétitives pour vos matériaux, accessoires et composants
  • Identifier et faire l’acquisition de nouvelles technologies ou outils
  • Identifier des produits pour élargir ou compléter la gamme de produits actuels
  • Faire de la veille technologique et des comparaisons utiles (benchmarking)
  • Comprendre les pratiques courantes de ce marché et identifier des opportunités pour vos produits ou services

Puisque nos missions sont personnalisées, la participation est limitée à un nombre restreint d’entreprises. Une préparation préalable est nécessaire afin d’assurer le succès de la mission. En effet, les participants rencontrent un nombre minimum d’entreprises qualifiées pendant la mission et profitent des services d’accompagnement et d’interprètes locaux.

Vous désirez en savoir plus, communiquez avec Samir Naoum au 450 978-0991.

Samir Naoum


1 avril, 2010

Nouvelle loi chinoise sur les brevets : quels impacts pour nos entreprises ?

Le 1er février dernier, le nouveau règlement d’application de la loi chinoise sur les brevets est entré en vigueur. La nouvelle loi chinoise présente plusieurs mesures conformes aux pratiques en vigueur ailleurs dans le monde, comme le passage au critère de la nouveauté absolue qui rend invalide toute demande de brevet si l’invention a été divulguée en Chine ou ailleurs avant le dépôt de la demande (la divulgation peut par exemple se faire dans un article de journal scientifique, dans un magazine, lors d’un congrès, etc.).

La nouvelle loi établit également plusieurs mesures répondant à des préoccupations purement nationales. Par exemple, la loi impose désormais un examen de confidentialité avant toute demande de brevet à l’étranger portant sur une invention faite en Chine, ou plutôt, dont « l’essence de la solution technique a été réalisée en Chine ». Cet examen de confidentialité peut durer un maximum de six mois et donne la possibilité à la Chine de conserver l’exclusivité sur certaines technologies qui y sont développées. Une telle mesure pourrait dissuader les entreprises étrangères de poursuivre des activités de R-D dans des domaines sensibles ou favorisés par le gouvernement chinois. Plusieurs groupes étrangers devront également implanter localement des services de gestion de leurs brevets sur les inventions réalisées par leurs filiales chinoises, puisqu’ils préféreront faire leur premier dépôt de brevet en Chine ou déposer leurs demandes internationales PCT à partir de la Chine.

Un nouveau principe apparaissant dans la loi et qui pourrait avoir un impact important pour les PME de Laval et du Québec est celui de l’épuisement international. Ce principe prévoit que l’importation en Chine d’un produit breveté sans l’accord du titulaire du brevet ne représente plus un acte de contrefaçon si le produit a déjà été commercialisé sur le marché international par ou avec le consentement du breveté. Cette mesure a été avancée car la Chine considère que son développement industriel passe par l’importation de technologies de pointe, dont les droits de propriété intellectuelle appartiennent majoritairement aux entreprises étrangères. Ceci signifie qu’une entreprise étrangère ou un inventeur qui ne souhaite pas que ses produits brevetés soient vendus à des Chinois, de peur de se voir copier, ne pourra plus légalement s’y opposer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article publié par l’Institut national de la propriété intellectuelle et le Service économique de l’Ambassade de France en Chine. J’en profite aussi pour suggérer cette page du Site de la recherche à l’Université de Montréal qui résume très bien les grands concepts du brevet et de la propriété intellectuelle en général. Finalement, voici quelques recommandations de l’Ambassade du Canada à Pékin par rapport à la protection de la propriété intellectuelle en Chine.

Bruno Séguin


18 novembre, 2009

Exporter en Chine et en Inde quand on est une PME, c’est maintenant possible!

Depuis quelques années, tout le monde parle du potentiel de marché de la Chine, de ses 300 millions de consommateurs de classe moyenne, de sa croissance phénoménale, etc. Même situation pour l’Inde. Par contre, alors que l’approvisionnement en Chine est très répandu, ce n’est qu’une fraction minime des entreprises de Laval et du Québec qui y réalisent des ventes.

En effet, la Chine et l’Inde sont des marchés lointains et chaotiques, avec toutes sortes de barrières à l’entrée, culturelles et autres. Pas facile pour une petite entreprise d’ici de trouver sa niche et ne pas se brûler sur le marché, soit en se faisant copier ses produits ou en ne trouvant pas le bon partenaire d’affaires.

Ceci étant dit, je commence à entendre parler de plus en plus souvent d’entreprises de Laval qui ont décroché des contrats importants en Asie et nous nous faisons poser de plus en plus de questions par rapport aux aspects légaux, financiers et autres, de l’exportation en Chine. C’est très excitant de voir de petites entreprises réussir à tirer leur épingle du jeu grâce à leur expertise de niche qui leur permet de se démarquer sur les marchés internationaux. Le Report on Business du Globe and Mail publiait d’ailleurs le 19 octobre dernier un article sur les exportations canadiennes en Asie. Voici le lien (en anglais seulement).

SynergX et JMF Grues & Palans sont deux exemples d’entreprises lavalloises qui réussissent sur ces marchés. M. Menghini, président de JMF, me disait justement à quel point le marché indien regorge d’opportunités pour sa société. Il considère embaucher un représentant à temps plein pour développer ce marché et évalue actuellement une possibilité de partenariat avec une firme locale.

Essentiellement, il y a plusieurs similarités entre la conduite des affaires aux États-Unis, en Europe et en Asie. Il faut s’assurer de bien connaître son partenaire, d’avoir un contrat clair, complet et bien détaillé, et maintenir une relation très rapprochée avec son client. C’est nécessairement moins évident quand le client est à plusieurs heures d’avion de distance, a une culture complètement différente et parle une autre langue. C’est quand même possible de faciliter le processus en s’informant sur les pratiques d’affaires et en s’entourant de bons partenaires.

Même s’ils ont été publiés en 2006 et 2007, j’ai l’impression que les guides suivants d’Exportation et développement Canada (EDC) deviennent plus d’actualité que jamais pour nos entreprises :