Posts Tagged ‘Chaîne d’approvisionnement’

25 octobre, 2011

Chaînes d’approvisionnement mondiales- Est-il temps de revenir en arrière?

Il semble y avoir une remise en question des stratégies de fabrication outre-mer. Il y a plus de trois décennies, les entreprises nord-américaines ont décidé que la meilleure stratégie de réduction des coûts était de se tourner vers la fabrication dans les pays asiatiques et d’autres pays en développement. On constate aujourd’hui que certains nouveaux éléments sont de plus en plus considérés et contribuent à remettre en question la pertinence de cette stratégie. Ceux-ci incluent entre autres l’augmentation des coûts de production en Chine et en Inde, les coûts de transport de plus en plus volatils, les risques de rupture dans la chaîne lorsqu’on s’éloigne de sa base, ainsi que la faiblesse de la réglementation touchant la qualité et la protection de la propriété intellectuelle. Il y a aussi d’autres facteurs positifs à considérer dans une décision de rapatriement éventuel en Amérique du Nord, tels que l’accès à des ressources de plus haut calibre, la facilité d’adopter des processus automatisés et l’accès à des réseaux de transport nord-américains étendus. Tous ces facteurs sont de nature à amener les dirigeants à repenser la stratégie de « Inventé ici, mais produit là-bas ». (Lire la suite…)


20 septembre, 2011

La logistique: une partie intégrante de la chaine de valeur et son impact sur la profitabilité

Le concept « chaine de valeur » existe depuis fort longtemps. D’ailleurs, j’ai retrouvé dans ma bibliothèque un livre publié en 1987 pour le Conseil De Gestion Logistique par la société Ernst & Whinney (aujourd’hui Ernst & Young), où j’étais associé dans les années 90. Cet ouvrage traite du concept de chaine de valeur dans une perspective d’impact sur la profitabilité. Déjà, en 1987, on faisait état de l’importante révolution dans la logistique qui s’était produite au cours des dix années précédentes. Depuis, dans la foulée de la mondialisation et des développements technologiques accélérés, la logistique a pris plus d’ampleur. Certes, elle n’a pas le même impact sur les profits que la découverte et le lancement d’un nouveau produit innovateur (ordinateurs, vente par Internet, tablettes portables), mais elle est un des facteurs critiques pour tout nouveau produit ou service ou pour la réalisation d’une initiative stratégique menant au succès.

Heureusement, les entreprises prospères se sont rendu compte assez tôt de l’importance d’intégrer la logistique dans leurs stratégies. L’étude de 1987 a identifié dix principes d’excellence que les entreprises de premier plan ont proposés dans leurs activités quotidiennes afin d’assurer la durabilité de leur succès. (Lire la suite…)


24 août, 2011

La nouvelle législation au Canada sur la sécurité des produits et l’étiquetage : quelles sont les implications pour votre entreprise?

Certains membres du réseau Chaîne d’approvisionnement du Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE se préoccupaient récemment à juste titre des nouvelles législations canadiennes en matière d’étiquetage des produits de consommation. Voici donc un article préparé par Me Micheline Dessureault de Joli-Coeur Lacasse, Avocats, qui présente les principales implications du point de vue juridique de cette nouvelle loi qui est entrée en vigueur en juin 2011.

Si vous fabriquez, distribuez ou importez des produits destinés aux consommateurs, assurez-vous de vous conformer aux nouvelles dispositions en commençant par la conception de votre produit et tout au long de son cycle de vie jusqu’à disposition. Me Dessureault, ou autre avocat compétent en la matière, pourra vous conseiller dans la compréhension de vos obligations et responsabilités sur le plan juridique ainsi que dans l’évaluation des risques.

Sur le plan opérationnel, vous aurez certainement à revoir et ajuster vos processus internes et ceux de vos partenaires et fournisseurs locaux ou étrangers à travers toute la chaîne de valeur. Certains changements à votre étiquetage, votre documentation et vos méthodes de conservation de l’information pourraient s’avérer nécessaires. Il s’agira de bien planifier et exécuter ces changements dans les délais de transition accordés afin d’éviter des coûts imprévus.

Si vous désirez plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter. Une session d’information pourrait également être organisée sur demande.

Samir Naoum


29 juin, 2011

Perspective canadienne de la logistique

Industrie Canada a publié récemment un rapport visant à aider les dirigeants d’entreprises canadiennes à mieux comprendre les stratégies d’affaires mondiales en matière de logistique et à devenir plus concurrentielles sur les marchés locaux et internationaux. Voici quelques constats  intéressants que j’aimerais partager avec vous :

- La chaîne d’approvisionnement constitue un élément important de différenciation concurrentielle.

- La structure de la chaîne est influencée par six facteurs principaux :

o   La mondialisation et l’augmentation des échanges internationaux,

o   La complexité croissante de la logistique,

o   L’augmentation du risque,

o   Les coûts croissants de la main-d’œuvre dans les pays émergents,

o   Le développement durable, et

o   La volatilité croissante.

- La logistique a donc crû en importance à mesure que les entreprises s’efforçaient de mieux gérer le flux de produits et d’information pour accroître l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

- L’innovation et la révision des processus d’approvisionnement et de décision sont devenues incontournables pour assurer la compétitivité des industries canadiennes.

- Les entreprises cherchent à mettre en place des centres de distribution opérant à faible coût, dynamiques et automatisés pour appuyer leurs stratégies mondiales en matière de logistique.

- Les 20 % d’entreprises les plus performantes, en ce qui concerne le coût total livré et la livraison à temps, sont celles qui investissent le plus dans des stratégies de réseaux logistiques, comme la collaboration électronique avec leurs fournisseurs et les clients.

- L’innovation en matière de logistique est au premier rang de l’intégration des entreprises au réseau de chaînes de valeur mondiales.

Le rapport fait état de constats additionnels et fournit un aperçu des bonnes pratiques adoptées par les industries dans divers secteurs. Je vous invite à le consulter directement en allant à www.ic.gc.ca/logistique

Samir Naoum


9 février, 2011

Douanes américaines: l’étau se resserre, êtes-vous prêts?

La chute de 31 % des importations de marchandises à la frontière américaine entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009, a fait aussi chuter  les redevances douanières de l’agence américaine Customs and Border Protection (CBP). Comme l’expliquait Thomas Winkowski, commissaire adjoint du CBP, lors de sa conférence « U.S. Canada Border Issues and Priorities »1, puisque l’agence est autofinancée, cette baisse des redevances a entraîné l’abolition de 950 postes. Ces emplois n’ont toujours pas été remplacés et avec les perspectives de reprise économique incertaines aux États-Unis, rien n’indique qu’ils le seront d’ici tôt. Donc, le CBP a un besoin criant de hausser ses revenus. Si les importations américaines n’augmentent pas, il lui faudra hausser les amendes et les droits de douanes perçus. Il faut donc s’attendre à ce que les employés du CBP soient de plus en plus vigilants et exigeants.

En tant qu’exportateur, il faut donc être prêt à répondre aux demandes d’inspections et d’informations du CBP. De plus en plus d’entreprises québécoises reçoivent des «Notice of Action» des douanes américaines.  Celles-ci peuvent, par exemple, demander les pièces justificatives de contenu nord-américain par rapport à des exportations faites au cours des quatre dernières années. Elles peuvent aussi aviser n’importe quelle entreprise exportatrice que leurs agents passeront dans ses installations pour valider qu’en entrepôt, on opère une séparation entre les biens nord-américains et les biens internationaux.

En raison du ralentissement généralisé, depuis quelques années, du commerce mondial qui affecte les revenus douaniers de tous les pays, nous pouvons supposer que ce resserrement des contrôles ne touchera pas seulement les douanes américaines. Dans un tel contexte, il serait désormais plus que souhaitable que les entreprises québécoises gèrent leurs démarches logistiques et douanières avec beaucoup de rigueur. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Comme nous le mentionnaient nos collègues du MDEIE, suite au projet d’accompagnement en conformité douanière et logistique réalisé l’année dernière avec l’Institut international de logistique de Montréal (IILM), plusieurs entreprises québécoises affichent des lacunes dans la gestion des procédures douanières et logistiques.

Voici quelques exemples de situations problématiques qui ont été identifiées lors du projet d’accompagnement avec l’IILM :

-  Une entreprise importe un produit d’Asie. Son fournisseur lui fournit les codes SH et lui assure que le produit est en franchise de droits de douane. Cependant, on se rend compte que personne n’a jamais vérifié.

-  Une entreprise s’approvisionne en produits à l’étranger selon l’Incoterm DDU et tous les frais de transport et de douane sont inclus dans sa facture. Malgré tout, l’entreprise laisse au vendeur le choix du mode de transport à utiliser, de la route à emprunter, du délai, de la classification douanière, du choix du courtier en douane et c’est l’entreprise acheteuse qui au final paie la facture. En outre, il est importateur au registre et assume entièrement la responsabilité de la déclaration en douane émise par un courtier qu’il n’aura pas choisi.

-  Une entreprise réutilise toujours le même modèle de document déclaratoire avec le nom et la signature d’une personne qui ne travaille plus dans l’entreprise.

- Une entreprise reçoit la visite de la CBP pour un audit et doit ressortir tous les documents pertinents pour justifier l’origine des produits [Bill of Materials] exportés aux USA  pour les quatre dernières années.

De tels constats nous rappellent à quel point il est facile de négliger certains aspects, pourtant critiques, de la gestion des procédures douanières et logistiques. Par négligence ou par manque de connaissance, plusieurs entreprises s’exposent à des risques d’erreurs et d’amendes de plus en plus importants.  Il devient donc plus nécessaire que jamais pour les entreprises de revoir leurs procédures et faire les corrections appropriées pour éviter que des erreurs flagrantes aient des conséquences très dommageables pour les activités de l’entreprise.

J’en profite pour mentionner qu’il est encore possible de s’inscrire à notre programme de formation-coaching en chaîne d’approvisionnement et logistique. Hâtez-vous cependant, la formation-coaching démarre le 15 février et il ne sera pas possible de s’inscrire par la suite.

Le MDEIE organise également une formation gratuite sur l’exportation aux États-Unis, la conformité douanière et la logistique, le jeudi 10 février, au Centre de commerce mondial à Montréal.

En ce sens, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour en savoir davantage sur ces deux activités et sur le sujet des douanes en général.

1 Conférence prononcée lors du colloque The Can /Am Border Trade Alliance en septembre 2009 à Washington D.C.

Bruno Séguin