Stratégies

13 janvier, 2012

La hausse inévitable du prix du pétrole, pourquoi et comment s’y préparer

Les turbulences récentes dans l’économie mondiale ont freiné quelque peu la croissance du prix du pétrole et on peut s’attendre à ce que cet effet perdure en 2012. Par contre, sur le long terme, une éventuelle reprise économique mondiale devrait faire grimper la demande de pétrole et de gaz beaucoup plus rapidement que l’offre. Selon un dossier spécial du McKinsey Quarterly de novembre 2011, au rythme où vont les choses, les risques d’un choc pétrolier, caractérisé par des prix élevés et instables, sont très élevés pour les prochaines années, ce qui devrait grandement préoccuper les dirigeants d’entreprises.

En effet, les mesures incitatives actuelles à l’économie d’énergie et à la transition vers des sources d’énergie plus vertes ne suffiront pas à ralentir la croissance de la demande énergétique mondiale. Du côté de l’offre, on ne s’attend pas non plus à ce que la hausse de la production énergétique soit suffisante pour compenser celle de la demande en raison des défis technologiques et des investissements énormes requis pour exploiter de nouvelles sources d’énergie. L’offre parvenant de peine et de misère à répondre à la demande, on devrait s’attendre à voir les cours pétrolier s’envoler au cours des prochaines années, ce qui aurait un impact majeur sur l’économie mondiale.

Cette hausse des prix devrait normalement affecter la croissance économique, en freinant notamment la consommation et le commerce international, et inciter les consommateurs et les industries à mettre en place des mesures ou à changer leurs habitudes pour réduire leur consommation d’énergie. Ainsi, McKinsey prévoit un certain retour à l’équilibre, mais pas avant 2020, en raison du temps que prendront ces ajustements à se faire et du décalage entre leur mise en place et leur impact réel sur la demande de pétrole. (Lire la suite…)


16 novembre, 2011

Perspective des changements affectant la chaîne des valeurs pour la nouvelle décennie

Dans un récent billet intitulé « La logistique : une partie intégrante de la chaîne de valeur et son impact sur la profitabilité », je faisais référence au rapport d’une étude effectuée en 1987 pour le compte du Conseil de Gestion Logistique et dans lequel dix principes d’excellence étaient proposés.  Au début de 2011, une nouvelle étude a été réalisée pour guider le développement des stratégies de mise en marché des produits de consommation au cours de la prochaine décennie. Le rapport Building strategies for the new decade, issu de cette étude, établit une vision de la chaîne de valeur sur un horizon de dix ans afin de permettre aux entreprises d’être mieux préparées pour rencontrer la demande des consommateurs dans un contexte d’économie mondiale en constant changement.

Cette étude parrainée entre autres par de grandes entreprises telles que Coca Cola, Unilever, Procter & Gamble, Nestlé, Kraft et le rapport qui en découle ne sont pas le fruit du travail de quelques consultants. Deux cents dirigeants d’entreprise à travers le monde y ont participé sous l’égide du « Consumer Goods Forum » et elle a été réalisée avec la participation de Microsoft, HP et Cap Gemini.  Le rapport complet est disponible pour téléchargement et une présentation est également disponible sur le Web.

Voici un court extrait de ce rapport où sont décelés les douze changements dans l’environnement et les habitudes des  consommateurs à travers le monde : (Lire la suite…)


25 octobre, 2011

Chaînes d’approvisionnement mondiales- Est-il temps de revenir en arrière?

Il semble y avoir une remise en question des stratégies de fabrication outre-mer. Il y a plus de trois décennies, les entreprises nord-américaines ont décidé que la meilleure stratégie de réduction des coûts était de se tourner vers la fabrication dans les pays asiatiques et d’autres pays en développement. On constate aujourd’hui que certains nouveaux éléments sont de plus en plus considérés et contribuent à remettre en question la pertinence de cette stratégie. Ceux-ci incluent entre autres l’augmentation des coûts de production en Chine et en Inde, les coûts de transport de plus en plus volatils, les risques de rupture dans la chaîne lorsqu’on s’éloigne de sa base, ainsi que la faiblesse de la réglementation touchant la qualité et la protection de la propriété intellectuelle. Il y a aussi d’autres facteurs positifs à considérer dans une décision de rapatriement éventuel en Amérique du Nord, tels que l’accès à des ressources de plus haut calibre, la facilité d’adopter des processus automatisés et l’accès à des réseaux de transport nord-américains étendus. Tous ces facteurs sont de nature à amener les dirigeants à repenser la stratégie de « Inventé ici, mais produit là-bas ». (Lire la suite…)


7 octobre, 2011

Les douze nouveaux pays de l’Union européenne, une porte d’entrée vers l’Europe?

Lors de notre dernière rencontre du Réseau CAILT-Export, le conférencier invité était M. Martin Lampron, président de Xpand Group, une firme de consultation en commerce international ayant des bureaux à San Jose (Costa Rica), à Montréal et à Paris. La thématique de la rencontre étant les occasions d’affaires en Europe, M. Lampron nous a présenté les principaux constats d’une étude sur les marchés émergents européens qu’il avait réalisée pour le gouvernement costaricain, en adaptant le contenu à la réalité des entreprises lavalloises. (Lire la suite…)


20 septembre, 2011

La logistique: une partie intégrante de la chaine de valeur et son impact sur la profitabilité

Le concept « chaine de valeur » existe depuis fort longtemps. D’ailleurs, j’ai retrouvé dans ma bibliothèque un livre publié en 1987 pour le Conseil De Gestion Logistique par la société Ernst & Whinney (aujourd’hui Ernst & Young), où j’étais associé dans les années 90. Cet ouvrage traite du concept de chaine de valeur dans une perspective d’impact sur la profitabilité. Déjà, en 1987, on faisait état de l’importante révolution dans la logistique qui s’était produite au cours des dix années précédentes. Depuis, dans la foulée de la mondialisation et des développements technologiques accélérés, la logistique a pris plus d’ampleur. Certes, elle n’a pas le même impact sur les profits que la découverte et le lancement d’un nouveau produit innovateur (ordinateurs, vente par Internet, tablettes portables), mais elle est un des facteurs critiques pour tout nouveau produit ou service ou pour la réalisation d’une initiative stratégique menant au succès.

Heureusement, les entreprises prospères se sont rendu compte assez tôt de l’importance d’intégrer la logistique dans leurs stratégies. L’étude de 1987 a identifié dix principes d’excellence que les entreprises de premier plan ont proposés dans leurs activités quotidiennes afin d’assurer la durabilité de leur succès. (Lire la suite…)