Série douane

4 avril, 2013

Une formation sur les problématiques douanières concernant l’importation de marchandises au Canada a été organisée par le Centre des affaires internationales le 26 mars 2013

Une dizaine d’importateurs lavallois ont pu bénéficier, à cette occasion, de l’expertise de notre formatrice, Mme Louise Chevanelle, qui les a entretenus sur les problématiques douanières relatives à l’importation de marchandises au Canada.

Cette formation avait pour but d’expliquer toutes les procédures douanières applicables à l’importation. Quelques-uns des points abordés ont attiré mon attention parce qu’ils sont méconnus et je souhaite dans ce billet vous informer au sujet de quelques écueils sous-estimés qui guettent les importateurs canadiens.

Saviez-vous que… (Lire la suite…)


6 novembre, 2012

Pourquoi le programme de drawback pourrait devenir glamour pour votre entreprise !

Le 30 octobre s’est tenue une formation animée par Mme Louise Chevanelle sur le Programme de Drawback.

Ce programme qui peut paraître austère et rébarbatif pour certains, a remporté un vif succès auprès de nos entreprises lavalloises (10 y étaient représentées, 100% ont  reconnu que cette formation les aidera à faire baisser leur droit de douanes, 50% ont estimé récupérer de l’argent immédiatement suivant la formation et 20% récupéreront plus de 10 000$). Je voulais rapidement faire un rappel sur ce qu’est ce programme et sur l’argent qu’il peut vous faire sauver ! (Lire la suite…)


14 septembre, 2011

Nouveaux codes SH à partir du 1er Janvier 2012, serez-vous prêt?

À partir du 1er janvier 2012, l’organisation mondiale des douanes (OMD) mettra en vigueur de nouveaux codes pour son Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (SH).

Le code SH est une nomenclature internationale polyvalente comprenant environ 5000 groupes de marchandises, identifiées par un code à six chiffres et classées suivant une structure légale et logique. Il est utilisé dans plus de 190 pays et plus de 98 % des marchandises échangées dans le monde sont ainsi classées en fonction de la nomenclature du SH. Pour en savoir plus sur le code SH, je vous invite à lire un billet que j’ai écrit à ce sujet l’année dernière.

Les nouveaux codes SH tiendront compte de l’évolution de la technologie et des changements dans les habitudes des consommateurs. Les questions environnementales et sociales constituent les caractéristiques majeures des amendements du SH 2012.  Entre-temps, si vous voulez avoir de l’information concernant les Amendements au SH pour 2012, ils sont disponibles sur le site Internet de l’OMD.

Les nouveaux codes SH seront connus en octobre prochain, soit trois mois avant son entrée en vigueur. Ceci étant dit, vous n’aurez pas beaucoup de temps pour vous ajuster. Selon un article paru dans Les Affaires, cette mise à jour représente tout un défi de logistique à régler pour les exportateurs et importateurs qui devront travailler fort pour être prêts à temps. En effet, les grandes entreprises de courtages en douanes pourront difficilement aider leurs clients en difficulté, sachant qu’ils peuvent avoir jusqu’à 10 000 clients. À défaut d’être prêt, vous devrez payer des amendes et vous vous exposerez à des retards de livraison pouvant aller jusqu’à 8 heures.

Si vous désirez plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter. Une session d’information pourrait par ailleurs être organisée sur demande en novembre prochain.

Pour en savoir plus, voici trois sites Internet qui permettent d’obtenir des informations détaillées sur les tarifs douaniers :

- Centre du Commerce International
- World Integrated Trade Solution
- Bureau international des tarifs douaniers

Caroline Bouchard


9 février, 2011

Douanes américaines: l’étau se resserre, êtes-vous prêts?

La chute de 31 % des importations de marchandises à la frontière américaine entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009, a fait aussi chuter  les redevances douanières de l’agence américaine Customs and Border Protection (CBP). Comme l’expliquait Thomas Winkowski, commissaire adjoint du CBP, lors de sa conférence « U.S. Canada Border Issues and Priorities »1, puisque l’agence est autofinancée, cette baisse des redevances a entraîné l’abolition de 950 postes. Ces emplois n’ont toujours pas été remplacés et avec les perspectives de reprise économique incertaines aux États-Unis, rien n’indique qu’ils le seront d’ici tôt. Donc, le CBP a un besoin criant de hausser ses revenus. Si les importations américaines n’augmentent pas, il lui faudra hausser les amendes et les droits de douanes perçus. Il faut donc s’attendre à ce que les employés du CBP soient de plus en plus vigilants et exigeants.

En tant qu’exportateur, il faut donc être prêt à répondre aux demandes d’inspections et d’informations du CBP. De plus en plus d’entreprises québécoises reçoivent des «Notice of Action» des douanes américaines.  Celles-ci peuvent, par exemple, demander les pièces justificatives de contenu nord-américain par rapport à des exportations faites au cours des quatre dernières années. Elles peuvent aussi aviser n’importe quelle entreprise exportatrice que leurs agents passeront dans ses installations pour valider qu’en entrepôt, on opère une séparation entre les biens nord-américains et les biens internationaux.

En raison du ralentissement généralisé, depuis quelques années, du commerce mondial qui affecte les revenus douaniers de tous les pays, nous pouvons supposer que ce resserrement des contrôles ne touchera pas seulement les douanes américaines. Dans un tel contexte, il serait désormais plus que souhaitable que les entreprises québécoises gèrent leurs démarches logistiques et douanières avec beaucoup de rigueur. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Comme nous le mentionnaient nos collègues du MDEIE, suite au projet d’accompagnement en conformité douanière et logistique réalisé l’année dernière avec l’Institut international de logistique de Montréal (IILM), plusieurs entreprises québécoises affichent des lacunes dans la gestion des procédures douanières et logistiques.

Voici quelques exemples de situations problématiques qui ont été identifiées lors du projet d’accompagnement avec l’IILM :

-  Une entreprise importe un produit d’Asie. Son fournisseur lui fournit les codes SH et lui assure que le produit est en franchise de droits de douane. Cependant, on se rend compte que personne n’a jamais vérifié.

-  Une entreprise s’approvisionne en produits à l’étranger selon l’Incoterm DDU et tous les frais de transport et de douane sont inclus dans sa facture. Malgré tout, l’entreprise laisse au vendeur le choix du mode de transport à utiliser, de la route à emprunter, du délai, de la classification douanière, du choix du courtier en douane et c’est l’entreprise acheteuse qui au final paie la facture. En outre, il est importateur au registre et assume entièrement la responsabilité de la déclaration en douane émise par un courtier qu’il n’aura pas choisi.

-  Une entreprise réutilise toujours le même modèle de document déclaratoire avec le nom et la signature d’une personne qui ne travaille plus dans l’entreprise.

- Une entreprise reçoit la visite de la CBP pour un audit et doit ressortir tous les documents pertinents pour justifier l’origine des produits [Bill of Materials] exportés aux USA  pour les quatre dernières années.

De tels constats nous rappellent à quel point il est facile de négliger certains aspects, pourtant critiques, de la gestion des procédures douanières et logistiques. Par négligence ou par manque de connaissance, plusieurs entreprises s’exposent à des risques d’erreurs et d’amendes de plus en plus importants.  Il devient donc plus nécessaire que jamais pour les entreprises de revoir leurs procédures et faire les corrections appropriées pour éviter que des erreurs flagrantes aient des conséquences très dommageables pour les activités de l’entreprise.

J’en profite pour mentionner qu’il est encore possible de s’inscrire à notre programme de formation-coaching en chaîne d’approvisionnement et logistique. Hâtez-vous cependant, la formation-coaching démarre le 15 février et il ne sera pas possible de s’inscrire par la suite.

Le MDEIE organise également une formation gratuite sur l’exportation aux États-Unis, la conformité douanière et la logistique, le jeudi 10 février, au Centre de commerce mondial à Montréal.

En ce sens, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour en savoir davantage sur ces deux activités et sur le sujet des douanes en général.

1 Conférence prononcée lors du colloque The Can /Am Border Trade Alliance en septembre 2009 à Washington D.C.

Bruno Séguin


13 octobre, 2010

L’importance de connaître votre code SH pour les produits que vous exportez ou importez

Quand vous faites des affaires à l’international, vous êtes responsable de vous assurer que votre courtier en douane utilise le bon code du Système harmonisé (SH) pour votre déclaration. Depuis deux ans, je constate que trop souvent, des entreprises croient que leur courtier en douane fera ce travail pour elles. Cette erreur pourrait vous coûter cher et diminuer votre crédibilité auprès de vos clients internationaux. Pour éviter ce genre d’erreur, je vous suggère de faire vos vérifications et de vous assurer que vous comprenez parfaitement la signification du code SH que vous utilisez pour exporter. Après tout, c’est vous l’expert de votre produit.

Le SH est la norme internationale qui sert à la déclaration des marchandises aux douanes et autres agences gouvernementales. Ce langage numérique est utilisé dans plus de 190 pays. La classification détermine le taux de droit de douane du produit, son admissibilité à l’import et à l’export et s’il devrait ou non faire l’objet d’un examen physique. Le SH a été créé et il est administré par la World Customs Organization (WCO) établie à Bruxelles. Les 6 premiers chiffres du code SH indiquent la même description de produit pour tous les 190 pays, ce qui ne veut pas dire que les tarifs douaniers sont les mêmes. Il y a plus de 5 000 groupes de codes à 6 chiffres.

Le code SH est également utilisé pour établir les règles de base de divers accords commerciaux tels que l’ALÉNA. Vous pourriez avoir du mal à remplir le formulaire si vous ne connaissez pas la codification de votre marchandise.

Il est important de noter que le SH évolue constamment. La dernière version a été mise à jour en 2007 et la prochaine réforme sera diffusée en janvier 2012. Les raisons principales de ces changements sont attribuables à de nouveaux partenaires commerciaux et à l’évolution de nouvelles technologies.

Si vous êtes intéressé à connaître votre code SH, je vous recommande de consulter les liens ci-dessus :

Classification des exportations canadiennes, 2009

The United States International Trade Commission

Une fois votre code SH connu, le site Web de la WCO publie les tarifs de plus de 105 pays.

À remarquer que ces renseignements proviennent du site Formation en Douanes Louise Chevanelle inc. Si vous désirez en savoir plus sur la douane américaine et internationale, n’hésitez pas à communiquer avec moi. Si un nombre suffisant d’entreprises manifestent leur intérêt, nous songerons à offrir des séances de formation.

Caroline Bouchard