Événements

9 février, 2011

Douanes américaines: l’étau se resserre, êtes-vous prêts?

La chute de 31 % des importations de marchandises à la frontière américaine entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009, a fait aussi chuter  les redevances douanières de l’agence américaine Customs and Border Protection (CBP). Comme l’expliquait Thomas Winkowski, commissaire adjoint du CBP, lors de sa conférence « U.S. Canada Border Issues and Priorities »1, puisque l’agence est autofinancée, cette baisse des redevances a entraîné l’abolition de 950 postes. Ces emplois n’ont toujours pas été remplacés et avec les perspectives de reprise économique incertaines aux États-Unis, rien n’indique qu’ils le seront d’ici tôt. Donc, le CBP a un besoin criant de hausser ses revenus. Si les importations américaines n’augmentent pas, il lui faudra hausser les amendes et les droits de douanes perçus. Il faut donc s’attendre à ce que les employés du CBP soient de plus en plus vigilants et exigeants.

En tant qu’exportateur, il faut donc être prêt à répondre aux demandes d’inspections et d’informations du CBP. De plus en plus d’entreprises québécoises reçoivent des «Notice of Action» des douanes américaines.  Celles-ci peuvent, par exemple, demander les pièces justificatives de contenu nord-américain par rapport à des exportations faites au cours des quatre dernières années. Elles peuvent aussi aviser n’importe quelle entreprise exportatrice que leurs agents passeront dans ses installations pour valider qu’en entrepôt, on opère une séparation entre les biens nord-américains et les biens internationaux.

En raison du ralentissement généralisé, depuis quelques années, du commerce mondial qui affecte les revenus douaniers de tous les pays, nous pouvons supposer que ce resserrement des contrôles ne touchera pas seulement les douanes américaines. Dans un tel contexte, il serait désormais plus que souhaitable que les entreprises québécoises gèrent leurs démarches logistiques et douanières avec beaucoup de rigueur. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Comme nous le mentionnaient nos collègues du MDEIE, suite au projet d’accompagnement en conformité douanière et logistique réalisé l’année dernière avec l’Institut international de logistique de Montréal (IILM), plusieurs entreprises québécoises affichent des lacunes dans la gestion des procédures douanières et logistiques.

Voici quelques exemples de situations problématiques qui ont été identifiées lors du projet d’accompagnement avec l’IILM :

-  Une entreprise importe un produit d’Asie. Son fournisseur lui fournit les codes SH et lui assure que le produit est en franchise de droits de douane. Cependant, on se rend compte que personne n’a jamais vérifié.

-  Une entreprise s’approvisionne en produits à l’étranger selon l’Incoterm DDU et tous les frais de transport et de douane sont inclus dans sa facture. Malgré tout, l’entreprise laisse au vendeur le choix du mode de transport à utiliser, de la route à emprunter, du délai, de la classification douanière, du choix du courtier en douane et c’est l’entreprise acheteuse qui au final paie la facture. En outre, il est importateur au registre et assume entièrement la responsabilité de la déclaration en douane émise par un courtier qu’il n’aura pas choisi.

-  Une entreprise réutilise toujours le même modèle de document déclaratoire avec le nom et la signature d’une personne qui ne travaille plus dans l’entreprise.

- Une entreprise reçoit la visite de la CBP pour un audit et doit ressortir tous les documents pertinents pour justifier l’origine des produits [Bill of Materials] exportés aux USA  pour les quatre dernières années.

De tels constats nous rappellent à quel point il est facile de négliger certains aspects, pourtant critiques, de la gestion des procédures douanières et logistiques. Par négligence ou par manque de connaissance, plusieurs entreprises s’exposent à des risques d’erreurs et d’amendes de plus en plus importants.  Il devient donc plus nécessaire que jamais pour les entreprises de revoir leurs procédures et faire les corrections appropriées pour éviter que des erreurs flagrantes aient des conséquences très dommageables pour les activités de l’entreprise.

J’en profite pour mentionner qu’il est encore possible de s’inscrire à notre programme de formation-coaching en chaîne d’approvisionnement et logistique. Hâtez-vous cependant, la formation-coaching démarre le 15 février et il ne sera pas possible de s’inscrire par la suite.

Le MDEIE organise également une formation gratuite sur l’exportation aux États-Unis, la conformité douanière et la logistique, le jeudi 10 février, au Centre de commerce mondial à Montréal.

En ce sens, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour en savoir davantage sur ces deux activités et sur le sujet des douanes en général.

1 Conférence prononcée lors du colloque The Can /Am Border Trade Alliance en septembre 2009 à Washington D.C.

Bruno Séguin


6 octobre, 2010

Les entreprises lavalloises de recherche contractuelle misent sur l’international

Selon cet article de La Presse Affaires, les entreprises de recherche contractuelle lavalloises comme LAB Recherche, Warnex et Algorithme Pharma, se tournent de plus en plus vers l’étranger pour assurer leur croissance. En cette période de ralentissement dans le secteur des biotechnologies au Québec, les entreprises de recherche contractuelle, qui testent les nouveaux médicaments, voient la part des biotechs québécoises dans leur chiffre d’affaires diminuer rapidement, alors que leurs ventes à l’extérieur semblent vouloir repartir à la hausse.

Un tel article souligne l’importance et la pertinence d’événements comme le Bio Forum nord-américain qui a eu lieu au début septembre. Cet événement, organisé par le Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE, a permis d’accueillir à Laval 17 biopharmaceutiques américaines pour deux journées de conférences et de réseautage. Suite au succès de la première édition, on prévoit déjà que l’événement sera de retour en 2011.

Bruno Séguin


18 septembre, 2010

Allier exportation et investissements étrangers – un modèle gagnant

Dans le cadre de l’événement Bio Forum nord-américain 2010, nous avons accueilli 17 biopharmaceutiques américaines dans le but de favoriser des alliances entre cinq CRO de la Cité de la Biotech, soit Algorithme Pharma, Cirion, Corealis, LAB et Warnex et les sociétés américaines.

Cette activité a été développée conjointement avec nos cinq CRO. En effet, c’est en discutant avec l’un d’entre eux que le projet de conférences scientifiques partagé avec des rencontres d’acheteurs a pris naissance, et que nous avons ensuite approché les quatre autres pour valider leur intérêt à s’impliquer dans le projet. L’objectif était avant tout de favoriser des alliances entre nos CRO et les entreprises américaines.

Cet événement est unique en son genre. Pourquoi? Parce qu’en invitant les sociétés à venir à Laval, nous favorisons également la croissance des investissements étrangers. En effet, chaque dollar dépensé par les biopharmaceutiques américaines dans un des CRO lavallois constitue un dollar investi en R-D à Laval et au Québec. Ces investissements sont de première importance puisqu’ils entraînent la création de richesse à Laval.

Déjà, les premiers résultats sont forts intéressants. Non seulement les entreprises américaines nous témoignent par écrit leur grande satisfaction face à la portée de cet événement, – notamment des rencontres solides avec des partenaires potentiels pour leur R-D – mais des négociations sont en cours pour concrétiser ces partenariats. Je pense bien que nous aurons des ventes concrètes à court terme. Finalement, certaines entreprises manifestent déjà leur intérêt à installer des opérations dans la Cité de la Biotech.

Il est assez unique de voir des organismes, comme le Centre des affaires internationales, allier exportation et investissements. Nous avons tendance à travailler davantage chaque activité séparément. Pourtant, en regroupant ces activités sous un même chapeau, on peut créer des synergies plus efficaces.

Je suis convaincue que notre stratégie nous mènera à un modèle de développement économique gagnant. Le temps me dira si j’ai raison.

Véronique Proulx, MBA


12 mai, 2010

Visite d’un ministre marocain à Laval

Le 6 mai dernier, nous avons eu l’honneur de recevoir la visite du ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies du Maroc, Monsieur Ahmed Reda Chami. M. Chami a profité d’une visite auprès de quelques grandes entreprises québécoises pour faire un arrêt par Laval et rencontrer quelques sociétés et intervenants en développement économique. L’événement a été organisé par le Groupe Flex, une entreprise lavalloise qui fait beaucoup affaire au Maroc, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. M. Gilles Vaillancourt, maire de Laval, était présent pour accueillir le ministre.

La conférence a été très intéressante et a attiré près d’une centaine de personnes, dont quelques entreprises de Laval. Cependant, le Maroc reste un marché très peu exploité par les entreprises québécoises et ce, malgré ses nombreux efforts d’ouverture au commerce, sa proximité de l’Europe et de plusieurs marchés importants d’Afrique, et les liens naturels avec l’importante population québécoise d’origine marocaine. Un collaborateur m’informait d’ailleurs à la fin de la conférence, que dans tout le Québec, on retrouve seulement 160 entreprises qui font affaire au Maroc.

Comme le soulignaient les différents conférenciers, une telle conférence marque le début d’une possible intensification des relations d’affaires entre le Maroc et le Québec, et plus particulièrement avec Laval. Il serait intéressant que le Centre des affaires internationales organise éventuellement des activités plus poussées pour les entreprises d’ici qui s’intéressent au Maroc.

Cependant, avant de lancer des activités à grand déploiement comme une mission commerciale ou autre, il est important de s’assurer que nous pouvons compter sur un nombre suffisant d’entreprises intéressées par ce marché. J’invite donc toutes les entreprises de Laval qui aimeraient faire ou qui font affaire au Maroc à nous faire signe. Il nous fera plaisir de discuter avec vous de vos projets, de potentiellement vous mettre en contact avec des personnes-ressources clés au Maroc et éventuellement à vous impliquer dans des projets plus poussés de développement d’affaires sur le marché.

Bruno Séguin


8 mars, 2010

Déjà des résultats prometteurs pour deux entreprises lavalloises, et ce, quelques semaines seulement après le début de notre programme de formation et coaching en ventes.

Grâce à ce programme personnalisé, M. André Brissette de Pyxis Technologies a pu revoir sa stratégie de segmentation de marché pour son nouveau produit Talia. Cette formation a permis à M. Brissette de réaliser comment il pourra augmenter ses ventes de façon concrète. Pour M. Nicolas Bourgeois de Citagenix, la formation a servi à mettre en place un programme incitatif des plus originaux pour stimuler les ventes d’un nouveau produit par ses représentants. Le lancement de ce programme a suscité énormément d’intérêt, tant de la part des représentants que de la part du fournisseur.

« Les consultants sélectionnés par le Centre des affaires internationales jouissent d’une solide expérience. Pour cette raison, je recommande fortement ce programme de formation et coaching en ventes aux entreprises lavalloises », déclare M. Brissette. Il ajoute aussi que le format pratico-pratique de trois jours le rend encore plus intéressant. Quant à M. Bourgeois, il a trouvé très utile d’effectuer un remue-méninge sur ses pratiques d’affaires : « Avec des consultants venant d’une culture d’entreprise différente, cela permet souvent de générer de nouvelles idées. »

Vous souhaiteriez maximiser vos ventes ? Je vous invite à communiquer avec moi. Réservez votre place, il n’en reste plus qu’une!

Caroline Bouchard