Événements

2 juin, 2011

Retour sur Parlons Exportations

Pour ceux qui n’ont pu assister à la présentation Parlons Exportations que nous avons organisée le 31 mai dernier en collaboration avec EDC, et pour ceux qui aimeraient simplement la revoir, voici la vidéo mettant en vedette M. Peter Hall, économiste en chef d’EDC, qui fut présentée lors de l’événement.

J’en retiens deux idées. Tout d’abord, M. Hall explique pourquoi les exportations représentent désormais l’élément central de la croissance future du PIB canadien, en reprenant la formule de calcul du PIB dans une séance accélérée d’économie 101. Ensuite, M. Hall revient sur l’importance que prendront les marchés émergents pour les exportateurs canadiens d’ici 2025, un sujet que j’ai déjà couvert lors d’un billet précédent sur la reprise de l’enthousiasme par rapport à l’exportation.

J’en profite pour remercier, au nom de l’équipe du Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE, M. Hall, EDC et tous les gens qui ont assisté à la conférence Parlons Exportations. L’événement, qui avait lieu pour la première fois à Laval, a connu un succès au-delà de nos attentes et nous espérons répéter l’expérience l’année prochaine.

Bruno Séguin


17 mai, 2011

Parlons Asie

Dernièrement, j’ai assisté à une conférence sur l’Asie, organisée conjointement par Exportation Développement Canada (EDC) et le Conseil commercial Canada-Chine (CCCC). Les principaux conférenciers du matin étaient, entre autres, M. Peter Hall, vice président et économiste en chef chez EDC et M. David Fung, président du conseil de la CCCC. Celui-ci a illustré avec des exemples à l’appui, l’importance pour les entreprises canadiennes d’être présentes sur le marché chinois. Il a aussi expliqué que les entreprises qui choisissent de faire du surplace au Canada seront davantage menacées par leurs concurrents, que celles qui décident de prendre quelques risques en saisissant les opportunités offertes dans ce marché gigantesque.  M. Fung, lui-même un entrepreneur, conseille d’ailleurs aux entreprises exportatrices d’y intensifier leurs efforts pour compenser la faiblesse actuelle du marché traditionnel des États-Unis et prendre avantage de l’appartenance du Canada à la ceinture Asie-Pacifique.

Peter Hall abonde dans le même sens, tout en ajoutant que d’autres pays du sud-est asiatique offrent d’excellentes possibilités d’affaires, que les entreprises chinoises elles-mêmes exploitent. Par ailleurs, il est demeuré optimiste quant aux perspectives de croissance après l’accalmie qui a suivi la progression occasionnée par les stimuli gouvernementaux pendant la récession. Questionné sur la force du dollar canadien, Peter Hall a souligné qu’un dollar fort représente une raison de plus de diversifier ses exportations, bien que selon lui, cette situation ne durera pas longtemps. Il pense que dès 2012, notre monnaie pourrait se transiger un peu en dessous de la parité. En passant, avis aux intéressés, Peter Hall sera à Laval le 31 mai prochain dans le cadre de l’événement Parlons exportations organisé par Centre des affaires internationales, en partenariat avec EDC.

Ce qui a cependant retenu le plus mon attention c’est le témoignage d’un entrepreneur québécois qui a réussi, en quelques années, à implanter en Chine une usine autonome où travaillent 100 personnes et qui dessert le marché mondial, y compris celui de la Chine. Voici quelques conseils qu’il a donnés aux entrepreneurs qui cherchent à s’implanter en Chine :

1 – Créer une entreprise chinoise plutôt que canadienne. Le modèle de WOFE (Wholly Owned Foreign Enterprise) est la bonne formule dans ce cas. Éviter les JV (Joint Ventures) à moins que les deux parties apportent une contribution égale.

2 – Engager un bon dirigeant local, et bien le payer.

3 – Pour éviter de faire face à des demandes exagérées de la part des fonctionnaires, éviter les contacts directs pour les démarches réglementaires. Un employé local de confiance ferait mieux avancer les dossiers et ce à moindre coût.

4 – Fragmenter et compartimenter l’information pertinente afin de protéger la propriété intellectuelle.

5 – Avoir suffisamment de capital en place pour appuyer l’opération.

6 – S’assurer d’avoir un mécanisme efficace de transfert de fonds pour éviter des surprises et des ruptures de service. À cet effet, EDC peut être une bonne source d’aide.

7 – Ne pas transférer de vieilles technologies afin de se différencier et demeurer concurrentiel plus longtemps.

8 – Comme on est jamais sûr du passif environnemental, éviter de faire l’acquisition d’une autre entreprise ou d’usine existante en croyant faire une bonne affaire. Par ailleurs, une nouvelle entreprise avec un nom étranger est plus attrayante sur le marché chinois.

9 – S’attendre à ce que les autorités soient plus sévères dans leurs exigences de respect des règlements (environnementaux ou sociaux) avec vous qu’avec les entreprises chinoises existantes.

10 – Quoique le ratio d’ingénieurs chinois par rapport aux canadiens est de 40/1, le niveau d’expertise et la capacité d’innovation sont de loin supérieurs chez nous. Toutefois les ingénieurs chinois compensent ceci par leur travail acharné.

Le conférencier semblait très satisfait de sa décision de s’établir sur ce marché qui devenait un incontournable surtout que plusieurs de ses clients sont présents sur ce marché et qu’il fallait s’en rapprocher. C’est d’ailleurs le cas dans bon nombre d’entreprises qui font de plus en plus partie d’une chaîne d‘approvisionnement mondiale intégrée.

Dans un autre billet, je vous parlerai d’un autre atelier auquel j’ai participé sur le marché de l’Inde. C’est un marché qui offre beaucoup d’opportunités, mais aussi de nombreux défis.

Samir Naoum


9 février, 2011

Douanes américaines: l’étau se resserre, êtes-vous prêts?

La chute de 31 % des importations de marchandises à la frontière américaine entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009, a fait aussi chuter  les redevances douanières de l’agence américaine Customs and Border Protection (CBP). Comme l’expliquait Thomas Winkowski, commissaire adjoint du CBP, lors de sa conférence « U.S. Canada Border Issues and Priorities »1, puisque l’agence est autofinancée, cette baisse des redevances a entraîné l’abolition de 950 postes. Ces emplois n’ont toujours pas été remplacés et avec les perspectives de reprise économique incertaines aux États-Unis, rien n’indique qu’ils le seront d’ici tôt. Donc, le CBP a un besoin criant de hausser ses revenus. Si les importations américaines n’augmentent pas, il lui faudra hausser les amendes et les droits de douanes perçus. Il faut donc s’attendre à ce que les employés du CBP soient de plus en plus vigilants et exigeants.

En tant qu’exportateur, il faut donc être prêt à répondre aux demandes d’inspections et d’informations du CBP. De plus en plus d’entreprises québécoises reçoivent des «Notice of Action» des douanes américaines.  Celles-ci peuvent, par exemple, demander les pièces justificatives de contenu nord-américain par rapport à des exportations faites au cours des quatre dernières années. Elles peuvent aussi aviser n’importe quelle entreprise exportatrice que leurs agents passeront dans ses installations pour valider qu’en entrepôt, on opère une séparation entre les biens nord-américains et les biens internationaux.

En raison du ralentissement généralisé, depuis quelques années, du commerce mondial qui affecte les revenus douaniers de tous les pays, nous pouvons supposer que ce resserrement des contrôles ne touchera pas seulement les douanes américaines. Dans un tel contexte, il serait désormais plus que souhaitable que les entreprises québécoises gèrent leurs démarches logistiques et douanières avec beaucoup de rigueur. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Comme nous le mentionnaient nos collègues du MDEIE, suite au projet d’accompagnement en conformité douanière et logistique réalisé l’année dernière avec l’Institut international de logistique de Montréal (IILM), plusieurs entreprises québécoises affichent des lacunes dans la gestion des procédures douanières et logistiques.

Voici quelques exemples de situations problématiques qui ont été identifiées lors du projet d’accompagnement avec l’IILM :

-  Une entreprise importe un produit d’Asie. Son fournisseur lui fournit les codes SH et lui assure que le produit est en franchise de droits de douane. Cependant, on se rend compte que personne n’a jamais vérifié.

-  Une entreprise s’approvisionne en produits à l’étranger selon l’Incoterm DDU et tous les frais de transport et de douane sont inclus dans sa facture. Malgré tout, l’entreprise laisse au vendeur le choix du mode de transport à utiliser, de la route à emprunter, du délai, de la classification douanière, du choix du courtier en douane et c’est l’entreprise acheteuse qui au final paie la facture. En outre, il est importateur au registre et assume entièrement la responsabilité de la déclaration en douane émise par un courtier qu’il n’aura pas choisi.

-  Une entreprise réutilise toujours le même modèle de document déclaratoire avec le nom et la signature d’une personne qui ne travaille plus dans l’entreprise.

- Une entreprise reçoit la visite de la CBP pour un audit et doit ressortir tous les documents pertinents pour justifier l’origine des produits [Bill of Materials] exportés aux USA  pour les quatre dernières années.

De tels constats nous rappellent à quel point il est facile de négliger certains aspects, pourtant critiques, de la gestion des procédures douanières et logistiques. Par négligence ou par manque de connaissance, plusieurs entreprises s’exposent à des risques d’erreurs et d’amendes de plus en plus importants.  Il devient donc plus nécessaire que jamais pour les entreprises de revoir leurs procédures et faire les corrections appropriées pour éviter que des erreurs flagrantes aient des conséquences très dommageables pour les activités de l’entreprise.

J’en profite pour mentionner qu’il est encore possible de s’inscrire à notre programme de formation-coaching en chaîne d’approvisionnement et logistique. Hâtez-vous cependant, la formation-coaching démarre le 15 février et il ne sera pas possible de s’inscrire par la suite.

Le MDEIE organise également une formation gratuite sur l’exportation aux États-Unis, la conformité douanière et la logistique, le jeudi 10 février, au Centre de commerce mondial à Montréal.

En ce sens, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour en savoir davantage sur ces deux activités et sur le sujet des douanes en général.

1 Conférence prononcée lors du colloque The Can /Am Border Trade Alliance en septembre 2009 à Washington D.C.

Bruno Séguin


6 octobre, 2010

Les entreprises lavalloises de recherche contractuelle misent sur l’international

Selon cet article de La Presse Affaires, les entreprises de recherche contractuelle lavalloises comme LAB Recherche, Warnex et Algorithme Pharma, se tournent de plus en plus vers l’étranger pour assurer leur croissance. En cette période de ralentissement dans le secteur des biotechnologies au Québec, les entreprises de recherche contractuelle, qui testent les nouveaux médicaments, voient la part des biotechs québécoises dans leur chiffre d’affaires diminuer rapidement, alors que leurs ventes à l’extérieur semblent vouloir repartir à la hausse.

Un tel article souligne l’importance et la pertinence d’événements comme le Bio Forum nord-américain qui a eu lieu au début septembre. Cet événement, organisé par le Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE, a permis d’accueillir à Laval 17 biopharmaceutiques américaines pour deux journées de conférences et de réseautage. Suite au succès de la première édition, on prévoit déjà que l’événement sera de retour en 2011.

Bruno Séguin


18 septembre, 2010

Allier exportation et investissements étrangers – un modèle gagnant

Dans le cadre de l’événement Bio Forum nord-américain 2010, nous avons accueilli 17 biopharmaceutiques américaines dans le but de favoriser des alliances entre cinq CRO de la Cité de la Biotech, soit Algorithme Pharma, Cirion, Corealis, LAB et Warnex et les sociétés américaines.

Cette activité a été développée conjointement avec nos cinq CRO. En effet, c’est en discutant avec l’un d’entre eux que le projet de conférences scientifiques partagé avec des rencontres d’acheteurs a pris naissance, et que nous avons ensuite approché les quatre autres pour valider leur intérêt à s’impliquer dans le projet. L’objectif était avant tout de favoriser des alliances entre nos CRO et les entreprises américaines.

Cet événement est unique en son genre. Pourquoi? Parce qu’en invitant les sociétés à venir à Laval, nous favorisons également la croissance des investissements étrangers. En effet, chaque dollar dépensé par les biopharmaceutiques américaines dans un des CRO lavallois constitue un dollar investi en R-D à Laval et au Québec. Ces investissements sont de première importance puisqu’ils entraînent la création de richesse à Laval.

Déjà, les premiers résultats sont forts intéressants. Non seulement les entreprises américaines nous témoignent par écrit leur grande satisfaction face à la portée de cet événement, – notamment des rencontres solides avec des partenaires potentiels pour leur R-D – mais des négociations sont en cours pour concrétiser ces partenariats. Je pense bien que nous aurons des ventes concrètes à court terme. Finalement, certaines entreprises manifestent déjà leur intérêt à installer des opérations dans la Cité de la Biotech.

Il est assez unique de voir des organismes, comme le Centre des affaires internationales, allier exportation et investissements. Nous avons tendance à travailler davantage chaque activité séparément. Pourtant, en regroupant ces activités sous un même chapeau, on peut créer des synergies plus efficaces.

Je suis convaincue que notre stratégie nous mènera à un modèle de développement économique gagnant. Le temps me dira si j’ai raison.

Véronique Proulx, MBA