Lors d’une récente rencontre du Réseau CAILT – exportation, Mme Johanne Boivin, présidente et designer chez Joanel, a expliqué sa démarche d’internationalisation aux autres membres du réseau.
Joanel Inc. est la plus grande maison de sacs à main et d’accessoires au Québec et est reconnue comme étant un des piliers de l’industrie du sac à main au Canada. Joanel Inc. opère sous quatre marques enregistrées et déposées : Ugo Santini, Joanel, Mouflon et Edgar & Sooky.
Lors de cette rencontre, Mme Boivin, alias Joanel, nous a expliqué la démarche d’internationalisation de Mercadex (DIM), qu’elle a entreprise en 2008 grâce à un projet mis sur pied par le Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE, en collaboration avec la firme Mercadex International. Cette démarche a permis à Joanel de se doter d’un plan d’affaires international tout en permettant à son équipe de bénéficier d’un transfert de savoir-faire, de pratiques et d’outils d’internationalisation. En se prêtant à l’exercice, l’entreprise visait à ouvrir la voie vers des marchés non traditionnels pour commercialiser ses produits, en se dotant de meilleurs outils de prospection et de ciblage sur la scène internationale. Une telle approche permet de choisir les marchés cibles en fonction de son type de produit plutôt que d’éparpiller ses efforts de développement au gré des occasions d’affaires.
Au terme de cette démarche, Joanel a décidé de prioriser les marchés scandinaves puisque les besoins des consommateurs sont similaires à ceux du Canada. Ceux-ci recherchent des sacs pratiques ayant un bon rapport qualité-prix. Un autre facteur expliquant le choix de Joanel vers les pays scandinaves est la concurrence sur les marchés européens, notamment en Italie et en France. La stratégie de Joanel est de faire son entrée en Europe sur de plus petits marchés avant de pénétrer les marchés plus vastes.
Selon la présidente, Mme Boivin, il n’y a rien de mieux que de se déplacer pour pouvoir comprendre un nouveau marché. Lors d’une mission exploratoire en Suède suivant la DIM, Joanel s’est rendu compte que sa stratégie marketing n’était pas optimale pour réussir sur les marchés internationaux. Elle a également réalisé qu’un distributeur potentiel avec qui elle était en discussion ne partageait finalement pas les mêmes philosophies d’entreprise. Au lieu de se précipiter sur le marché suédois, Joanel a plutôt pris du recul l’an dernier pour travailler sur son image en modifiant les logos, en refaisant ses sites Internet pour les rendre transactionnels et en intégrant sa marque dans les médias sociaux. Elle s’estime maintenant prête à reprendre les démarches en Suède et sur d’autres marchés étrangers.
En conclusion, Joanel a fait ses devoirs afin de mieux préparer le terrain pour percer les marchés étrangers. Si vous êtes intéressé à en savoir plus sur la DIM, je vous invite à communiquer avec moi. Nous étudions présentement la possibilité d’offrir à nouveau ce programme de formation et coaching à l’automne 2011.
Pour en savoir plus sur la stratégie de diversification de Joanel je vous invite à consulter l’article suivant paru dans l’Écho de Laval en avril dernier.
Caroline Bouchard
