Archive pour octobre, 2010

25 octobre, 2010

Le marché des technologies vertes aux États-Unis

Aux États-Unis, les technologies vertes représentent un des marchés les plus prometteurs pour les années à venir, notamment dans le Nord-Est. En effet, selon une étude réalisée au printemps 2010 par ECG Consulting Group pour le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, dont les résultats sont disponibles ici, de nombreux segments de marché des secteurs de l’environnement et des technologies propres connaissent présentement des taux de croissance supérieurs à 10 %.

Le développement du marché est soutenu par une réglementation plus stricte en matière environnementale, visant notamment à lutter contre les changements climatiques, les objectifs des États-Unis de réduire leur dépendance énergétique à l’égard du pétrole du Moyen-Orient et l’intérêt grandissant des entreprises américaines de se montrer sensibles aux questions environnementales.

Un article du journal Les Affaires du 29 mai dernier identifiait quatre tendances particulièrement intéressantes pour les entreprises québécoises aux États-Unis :

Amélioration de l’efficacité des moteurs et la réduction du poids des véhicules de transport afin de réduire leur consommation de carburant et leurs émissions de gaz à effet de serre (occasion d’affaires pour le secteur de l’aluminium et des matériaux légers) ;
Réduction des émissions de GES dans les centrales utilisant des carburants fossiles (occasion d’affaires pour les technologies qui capturent le gaz carbonique) ;Augmentation de la part des énergies vertes dans la production énergétique domestique aux États-Unis (occasion d’affaires pour la réfection de centrales hydroélectriques ou la fabrication d’éoliennes) ;
Modernisation du réseau électrique qui devrait nécessiter des investissements d’environ 30 G$CA d’ici 2017.

De son côté, l’étude d’ECG Consulting Group conclut que, sur le marché des énergies vertes dans le Nord-Est des États-Unis, les meilleures occasions d’affaires pour les entreprises québécoises se trouvent dans les secteurs très larges de la qualité de l’air, de l’eau et des sols. Le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique offre également de belles possibilités, mais la concurrence locale y est très forte, ce qui complique beaucoup l’accès au marché. Finalement, le secteur de la gestion des matières résiduelles arrive en fin de liste en raison des différences importantes entre les besoins de la clientèle du marché de la gestion des matières résiduelles du nord-est des États-Unis et ceux de la plupart des clients actuels des entreprises québécoises du secteur.

L’accord sur les marchés publics conclu entre le Canada et les États-Unis en février 2010 a permis d’assouplir les clauses Buy American, donnant ainsi aux entreprises québécoises un accès plus étendu aux marchés publics sous-étatiques. Le secteur privé offre également de bons débouchés. Néanmoins, le marché étant très concurrentiel et difficile à percer, il est essentiel que l’entreprise québécoise élabore une stratégie détaillée et basée sur une analyse approfondie du marché avant de s’y lancer.

Voici quelques-unes des principales recommandations à ce sujet proposées par l’ECG Consulting Group (page 3 du sommaire du rapport) :

« Offrir des produits et des services qui répondent aux besoins de la clientèle et qui présentent des sources d’avantages concurrentiels uniques à des prix qui le sont tout autant. Ainsi, il sera possible de contrer toute perception protectionniste contre les entreprises étrangères.
Fournir au client des propositions différenciées pour leurs produits et leurs services, qui sont claires, concises, attrayantes et formulées dans le cadre d’une présentation professionnelle.
Lier étroitement les stratégies de marketing mises en place aux exigences de vente et de service du segment de marché ciblé.
Conclure des accords d’alliance stratégique, de coentreprise et de recherche de possibilités conjointes auprès d’entreprises américaines qui pourraient s’avérer nécessaires pour accéder à certains débouchés en raison des restrictions de financement ou des préjugés contre l’octroi de contrat à des sociétés étrangères. À titre d’exemple, la plupart des subventions, des mesures incitatives et des programmes mis en place par les États visent à soutenir les entreprises locales. Les entreprises étrangères n’y sont pas admissibles, à moins qu’elles ne forment un partenariat avec une entreprise locale ou qu’elles ouvrent un bureau sur place, dont 50 % des employés seraient des résidents de l’État.
Conclure des contrats de licence, au besoin. De tels contrats sont souvent exigés pour accroître l’accès aux marchés qui sont actuellement mal desservis. »

Bruno Séguin


18 octobre, 2010

Tout le monde s’intéresse au Brésil, et vous ?

Ces temps-ci, toute la planète économique parle du Brésil. En effet, la croissance économique y est très vigoureuse, le chômage est à un niveau historiquement bas, une véritable classe moyenne semble émerger et le pays s’apprête à organiser les deux plus grands événements sportifs au monde, soit la Coupe du monde de soccer en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016. Le pays représente un marché énorme et de plus en plus incontournable en cette période de morosité économique dans plusieurs pays développés, notamment aux États-Unis. C’est pourquoi, comme le souligne les différents articles ci-dessous, de plus en plus d’entreprises canadiennes et québécoises s’intéressent au marché brésilien, alors que le gouvernement canadien travaille à se rapprocher du gouvernement brésilien afin de l’aider et le conseiller dans l’organisation des Jeux olympiques d’été qui auront lieu à Rio de Janeiro en 2016.

Dossier de La Presse Affaires Magazine

Dossier Lesaffaires.Monde

Le marché brésilien est cependant très difficile à percer, en raison de sa taille, de la langue, des différences culturelles et des barrières à l’entrée (frais de douane très élevés sur certains produits par exemple). Pour y connaître du succès, il faut bien s’entourer, bien s’informer sur le marché et être prêt à y maintenir une présence à long terme afin de tisser un bon réseau d’affaires.

Voici deux témoignages d’entreprises de Laval présentes sur le marché brésilien et qui partagent leur expérience au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine : entrevue avec Jean Soucy de Technologies 20-20 et profil de l’entreprise CDVI.

Le Centre des affaires internationales compte justement organiser une mission commerciale au Brésil en automne 2011. Lors de nos missions commerciales, nous travaillons avec des experts locaux bien établis qui nous assurent d’obtenir des rencontres très ciblées auprès des bons intervenants en fonction des besoins des participants. Ces experts peuvent également assurer certaines activités de suivi auprès de clients ou de partenaires potentiels. Finalement, les entreprises participantes bénéficient d’un encadrement hors pair avant, pendant et après la mission de la part de l’équipe du Centre des affaires internationales. Les retombées de notre dernière mission au Mexique ont d’ailleurs été impressionnantes et toutes les entreprises ont été totalement satisfaites de leur participation. Pour plus d’information, n’hésitez pas à communiquer avec Mme Caroline Bouchard au 450 978-5902 ou à caroline.bouchard@lavaltechnopole.com.

Bruno Séguin


13 octobre, 2010

L’importance de connaître votre code SH pour les produits que vous exportez ou importez

Quand vous faites des affaires à l’international, vous êtes responsable de vous assurer que votre courtier en douane utilise le bon code du Système harmonisé (SH) pour votre déclaration. Depuis deux ans, je constate que trop souvent, des entreprises croient que leur courtier en douane fera ce travail pour elles. Cette erreur pourrait vous coûter cher et diminuer votre crédibilité auprès de vos clients internationaux. Pour éviter ce genre d’erreur, je vous suggère de faire vos vérifications et de vous assurer que vous comprenez parfaitement la signification du code SH que vous utilisez pour exporter. Après tout, c’est vous l’expert de votre produit.

Le SH est la norme internationale qui sert à la déclaration des marchandises aux douanes et autres agences gouvernementales. Ce langage numérique est utilisé dans plus de 190 pays. La classification détermine le taux de droit de douane du produit, son admissibilité à l’import et à l’export et s’il devrait ou non faire l’objet d’un examen physique. Le SH a été créé et il est administré par la World Customs Organization (WCO) établie à Bruxelles. Les 6 premiers chiffres du code SH indiquent la même description de produit pour tous les 190 pays, ce qui ne veut pas dire que les tarifs douaniers sont les mêmes. Il y a plus de 5 000 groupes de codes à 6 chiffres.

Le code SH est également utilisé pour établir les règles de base de divers accords commerciaux tels que l’ALÉNA. Vous pourriez avoir du mal à remplir le formulaire si vous ne connaissez pas la codification de votre marchandise.

Il est important de noter que le SH évolue constamment. La dernière version a été mise à jour en 2007 et la prochaine réforme sera diffusée en janvier 2012. Les raisons principales de ces changements sont attribuables à de nouveaux partenaires commerciaux et à l’évolution de nouvelles technologies.

Si vous êtes intéressé à connaître votre code SH, je vous recommande de consulter les liens ci-dessus :

Classification des exportations canadiennes, 2009

The United States International Trade Commission

Une fois votre code SH connu, le site Web de la WCO publie les tarifs de plus de 105 pays.

À remarquer que ces renseignements proviennent du site Formation en Douanes Louise Chevanelle inc. Si vous désirez en savoir plus sur la douane américaine et internationale, n’hésitez pas à communiquer avec moi. Si un nombre suffisant d’entreprises manifestent leur intérêt, nous songerons à offrir des séances de formation.

Caroline Bouchard


6 octobre, 2010

Les entreprises lavalloises de recherche contractuelle misent sur l’international

Selon cet article de La Presse Affaires, les entreprises de recherche contractuelle lavalloises comme LAB Recherche, Warnex et Algorithme Pharma, se tournent de plus en plus vers l’étranger pour assurer leur croissance. En cette période de ralentissement dans le secteur des biotechnologies au Québec, les entreprises de recherche contractuelle, qui testent les nouveaux médicaments, voient la part des biotechs québécoises dans leur chiffre d’affaires diminuer rapidement, alors que leurs ventes à l’extérieur semblent vouloir repartir à la hausse.

Un tel article souligne l’importance et la pertinence d’événements comme le Bio Forum nord-américain qui a eu lieu au début septembre. Cet événement, organisé par le Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE, a permis d’accueillir à Laval 17 biopharmaceutiques américaines pour deux journées de conférences et de réseautage. Suite au succès de la première édition, on prévoit déjà que l’événement sera de retour en 2011.

Bruno Séguin


4 octobre, 2010

Un outil utile pour votre planification stratégique internationale

Mon expérience avec Linked In m’a permis d’entrer en contact avec des chefs de file importants du monde des affaires international et de devenir membre de certains groupes intéressants tel lesaffaires.monde. En tant que membres, nous échangeons avec d’autres participants et je suis récemment tombée sur ce site Web. Je vous suggère fortement de le consulter si vous souhaitez mettre à jour vos connaissances dans les domaines de la politique, de l’économie, de la sociologie, de la technologie, de l’environnement et du droit, sur la scène internationale.

Fait intéressant, le Peterson Institute for International Economics est l’un des seuls établissements de recherche privés, sans but lucratif et apolitiques qui se consacrent à l’étude des politiques économiques internationales.

Caroline Bouchard