Archive pour octobre, 2009

22 octobre, 2009

Un avenir florissant pour le Panama

Dans un contexte où les marchés d’exportation traditionnels tournent au ralenti, certains petits marchés moins connus peuvent néanmoins offrir de belles occasions d’affaires. Voici ce qui me pousse à croire que le Panama dispose d’opportunités pour nos entrepreneurs lavallois.

Par le passé, j’ai eu la chance de découvrir le Panama en y travaillant. Le Panama est un pays très dynamique qui regorge de ressources. La première fois que j’y suis allée, je me souviens à quel point je me sentais chez moi. Il faut dire que la ville de Panama est surnommée le second Miami en raison de sa zone d’affaires sophistiquée, ses connexions Internet à grande vitesse et son style architectural. J’y retourne à tous les ans depuis les quatre dernières années et je ne cesse d’être impressionnée par la rapidité avec laquelle les édifices se construisent.

Grâce à sa croissance économique, le Panama fait la manchette depuis quelques mois. Je vous invite à lire les articles suivants pour en apprendre davantage :

  • Propos de la semaine du 23 septembre 2009
  • Article sur les négociations d’un accord de libre-échange entre le Canada et le Panama
  • Article dans le bulletin du Centre des affaires internationales de l’été 2009

Je suis convaincue que le Panama connaîtra au cours des prochaines années une croissance économique exceptionnelle grâce, entre autres, au projet d’élargissement du canal et la venue d’un nouveau président, M. Ricardo Martinelli, qui s’est donné pour mandat la construction d’un métro. De plus, le Panama est considéré comme l’une des destinations favorites des nouveaux retraités américains et canadiens.

Bref, malgré sa petite taille le Panama a su se tailler une place de choix en Amérique latine compte tenu de sa culture d’affaires qui facilite les négociations internationales. En voici quelques exemples :

  • La devise officielle du Panama est le dollar américain ;
  • Le Panama est l’une des économies les plus ouvertes au monde (plusieurs accords de libre-échange dont une récente avec le Canada) ;
  • Le canal de Panama facilite l’accès à ce marché mais également vers tous les marchés de l’Amérique latine.

Finalement, si vous êtes intéressé à en apprendre davantage sur les opportunités qui y sont offertes, le Centre des affaires internationales a le plaisir de vous convier, le 12 novembre prochain, à une rencontre avec le Panama, le Costa-Rica et Edificar S.A. , l’une des trois plus grandes sociétés de construction costaricaines, actuellement en pleine expansion en Amérique centrale et à la recherche de partenaires d’affaires au Canada.


14 octobre, 2009

La gestion du risque de change: un aspect critique, mais souvent négligé et généralement mal compris en affaires internationales

Sans me prétendre moi-même un expert en gestion de change à l’international ou tenter ici de faire un exposé complet sur le sujet, j’aimerais partager avec vous un article paru dans la revue Exportateurs avertis d’EDC de l’été 2009. L’article a été écrit par Jasmin Valade, cambiste chez MF Global Canada Co., filiale de MF Global Ltd., qui contribue activement depuis plusieurs mois déjà au Réseau du CAILT – volet Exportation dont font partie dix entreprises exportatrices de Laval.

L’article s’adresse surtout aux dirigeants d’entreprises qui sont au stade initial de l’élaboration d’une stratégie de change, particulièrement à ceux qui n’ont jamais entrepris de démarches pour gérer ce risque. On y explique notamment comment évaluer son exposition réelle à partir de son budget et les principaux outils financiers de couverture. Le texte est très concis mais donne un bon aperçu.

Pour en savoir plus, il existe évidemment plusieurs sources d’information sur Internet ou en librairie, comme le guide pratique pour la PME Maintenez votre avantage concurrentiel – La gestion du risque de change publié en 2007 par Normand Faubert d’Optionsdevises, une firme de consultation et de formation spécialisée dans la gestion du risque de change.

Vous pouvez également communiquer avec les services de change international d’un courtier ou de votre institution financière, qui devraient en principes être en mesure de vous éclairer.

L’important ici est de bien s’entourer et de poser des questions. Beaucoup trop d’entreprises ont laissé tomber ou ont improvisé au cours des dernières années, et plusieurs ont payé chèrement de leurs erreurs.


8 octobre, 2009

Pas facile de faire affaire en Inde : patience et persévérance sont de mise!

Le 21 septembre dernier, j’assistais à un séminaire organisé par les Manufacturiers et exportateurs du Québec, qui avait pour objectif la présentation des opportunités d’affaires et des perspectives d’avenir en Inde. De plus, le PM a profité de l’occasion pour lancer la mission Québec-Inde 2010, qui se tiendra du 31 janvier au 6 février 2010.

J’aimerais partager avec vous les commentaires que j’ai retenus des entrepreneurs québécois qui ont réussi sur ce marché. Parmi les témoignages d’entreprises, il y avait ceux de MPB Communications et EXFO (technologies de l’information), SNC-Lavalin et Premier Tech (infrastructures, énergie et environnement) et CAE et CVTECH (aéronautique). Tous ces entrepreneurs sont unanimes pour dire qu’il y a beaucoup d’opportunités sur ce marché.

Voici deux exemples de réussites sur ce marché complexe.

  • CAE exporte en Inde depuis 1971. Au départ, les ventes étaient directes. En 2004, CAE choisit de s’implanter sur le marché et ils sont passés de 13 à 320 employés en 2009. Selon M. Marc St-Hilaire, vice-président, technologie de base, pour avoir du succès en Inde il est important d’établir de bonnes relations avec le gouvernement et les partenaires locaux. De plus, s’implanter en Inde leur a permis d’avoir un point de contact direct avec le marché.
  • CVTech a été approché par Tata Motors principalement pour son expertise afin de développer les pièces de transmission à variation continue (CVT) pour le véhicule NANO. Selon M. Alain Charest, vice-président, le potentiel du marché est énorme puisque le gouvernement y investit beaucoup, la langue anglaise facilite les négociations et les salaires sont peu élevés pour de la main-d’œuvre qualifiée.

Malgré les nombreuses opportunités en Inde, ce marché comporte plusieurs défis. En effet, la bureaucratie peut rendre les négociations très complexes et lentes. L’Inde a un système de lois et de taxation très lourds. Il faut donc privilégier une approche régionale et non globale du marché indien. En effet, chacun des 28 États comporte ses spécificités. Plusieurs consultants sur le marché sont disposés à vous aider, mais ce ne sont pas tous ne possèdent pas les compétences requises. Informez-vous auprès des autorités canadiennes en Inde pour des références. Au niveau de la main-d’œuvre indienne, il y a un fort taux de roulement. Environ tous les 5 ans, il y a un taux de roulement complet des employés d’une entreprise. Les infrastructures sont inadéquates au niveau du réseau routier, des infrastructures portuaires, des aéroports, du réseau ferroviaire et des infrastructures urbaines. En ce qui a trait à l’énergie, la demande indienne dépasse l’offre depuis plusieurs années. Les pannes électriques sont donc fréquentes.

Outre ces défis, voici quelques particularités de la culture indienne qu’il faut considérer :

  • La notion du oui (un oui en Inde ne veut pas systématiquement dire oui)
  • La notion du temps est très différente (la vitesse d’exécution est beaucoup plus lente)
  • Le cellulaire est roi et maître lors des rencontres d’affaires (il n’est pas fermé)
  • Le processus de négociation est beaucoup plus lent
  • La famille et la religion occupent une place importante dans la vie des Indiens
  • Le système de caste se fait sentir même s’il a été aboli il y a plusieurs années
  • La collectivité prône sur l’individu
  • La hiérarchie dans une entreprise est très importante, donc il y a moins de place pour l’initiative.

En conclusion, il existe plusieurs opportunités pour la PME québécoise en Inde, mais également plusieurs défis. Donc, avant de se lancer sur ce marché, la PME doit évaluer si les bénéfices qu’elle pourra en retirer sont supérieurs aux efforts qu’elle devra fournir pour développer le marché indien.
Pour en savoir davantage sur le marché indien, je vous invite à consulter le guide d’EDC sur comment faire affaire en Inde et de prendre connaissances des statistiques suivantes :

  • L’Inde est appelée à devenir une des quatre premières économies mondiales d’ici 20 ans. La population indienne correspond à environ 1,166 milliards (est. 2009) et augmente d’environ 1,6 % par année.
  • Environ 50 % de la population est âgée de moins de 25 ans et est très scolarisée. À titre d’exemple, chaque année, 300 000 ingénieurs et 1 000 000 d’informaticiens sortent des universités indiennes.
  • En Inde, il y a un bassin énorme de main-d’œuvre qualifiée parlant anglais.
  • La classe moyenne compte environ 300 millions de consommateurs et devrait représenter 41 % de la population d’ici 2025 soit environ 600 millions de personnes.
  • L’Inde a été moins affectée que la plupart des économies face à la crise financière due à son système bancaire solide, sa forte consommation interne (environ 60 % de son PIB) et la réponse monétaire et fiscale rapide et agressive du gouvernement. Actuellement, celui-ci investit massivement dans divers secteurs d’activité. Par exemple, au cours des 5 prochaines années, le gouvernement investira 500 milliards de dollars dans les infrastructures.
  • Il y a plusieurs secteurs où il y a un fort potentiel pour les entreprises lavalloises telles que l’énergie/environnement, les infrastructures, l’aéronautique et les TIC.

Si vous voulez en savoir plus sur un secteur en particulier, je vous invite à poser vos questions sur le blogue.