Archive pour septembre, 2009

23 septembre, 2009

Compte rendu de la conférence sur la clause « Buy American » et le plan de relance de l’Administration Obama

J’ai eu l’occasion d’assister, en juin dernier, à une très éclairante conférence sur le plan de relance de l’Administration Obama et sur l’impact de la clause «Buy American» sur l’accès aux marchés publics américains par les entreprises canadiennes.

La conférence a été organisée par le MDEIE et regroupait plusieurs experts américains qui ont donné des conférences sur quatre secteurs clés du plan: l’énergie et l’environnement, les infrastructures et le transport, la sécurité et la défense, ainsi que la santé et les technologies de l’information.

Des différents exposés, nous pouvons retenir qu’en effet, le plan de relance a engagé des dépenses importantes dans plusieurs secteurs, mais qu’en raison de cette clause, les manufacturiers canadiens risquent pour l’instant de se retrouver presque complètement écartés de plusieurs de ces projets. Il est important de préciser ici que la clause ne touche que les projets financés à partir des fonds du plan de relance et qui ne représentent en fait qu’une part relativement modeste de l’ensemble du budget fédéral.

Voici les grands principes de la clause «Buy American» du récent plan de relance:

  1. Lorsqu’un projet est financé directement par le gouvernement fédéral, la clause ne s’applique que si le projet total coûte moins de 7,4 millions $ US et que c’est un projet de construction. Pour les projets financés par un État, un comté ou une municipalité à partir de l’argent du fédéral, la clause s’applique, peu importe la valeur du projet. La grande majorité des projets financés par le Recovery Act ne sont pas gérés directement par le fédéral.
  2. La clause spécifie que si un projet est financé en totalité ou en partie par les fonds du plan de relance, il faut absolument que la totalité des biens manufacturés utilisés dans le projet, ce qui inclut l’acier et le fer, soit fabriquée aux États-Unis. On exclut ici l’équipement de construction, la clause touchant que les produits faisant partie de la structure construite ou laissés sur le site une fois la construction terminée. Un produit est considéré comme fabriqué aux États-Unis si le contenu américain dépasse 50  % de la valeur totale du produit fini. Un fabricant de composantes de relativement faible valeur vendues à des OEM (Original Equipment Manufacturer) ne sera pas nécessairement affecté, sauf si son client doit remplacer les composantes en question par des équivalents américains afin de faire diminuer sa proportion de contenu étranger.
  3. Dans tous les types de projets, on retrouve trois possibilités d’exemption. Si une entreprise canadienne est capable de démontrer qu’elle se qualifie pour une des exemptions, elle pourra faire partie des fournisseurs admissibles sur un projet. C’est au donneur d’ordre d’en faire la démonstration aux instances gouvernementales, il faudra donc le prendre par la main pour s’assurer qu’il obtiendra l’exemption. Voici les trois possibilités:
  • Le produit n’est pas disponible en quantités suffisantes aux États-Unis;
  • L’achat d’un produit américain augmentera la valeur totale du projet de plus de 25 %;
  • L’application de la clause irait à l’encontre de l’intérêt public.

Une des principales conséquences de cette clause pour les PME québécoises est que certains clients américains pourraient devenir craintifs par rapport aux fournisseurs canadiens afin de ne pas perdre l’accès aux lucratifs contrats du plan de relance. Avant de négocier avec un client potentiel, il sera donc important de bien comprendre pourquoi il peut acheter vos produits et si nécessaire, l’aider dans ses démarches afin d’obtenir une exemption lui permettant d’intégrer vos produits à son offre.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le site Recovery.gov, le site Internet du MDEIE, le fascicule des Manufacturiers et Exportateurs du Canada, le site du gouvernement fédéral canadien www.sell2usgov.ca, le site FedBizOpps.gov et la page Wikipédia du plan de relance.


10 septembre, 2009

Le CAILT blogue!

C’est avec plaisir que l’équipe du Centre des affaires internationales vous accueille sur son blogue. Nous vous invitons à le commenter et à l’alimenter en partageant vos expériences à l’international.

Au cours de la dernière année, vous nous avez fait part de vos sujets d’intérêt. Nous vous avons écouté et nous vous transmettrons, dans nos prochains billets, de l’information sur les marchés étrangers, des nouvelles, des leads pour des occasions d’affaires et de l’information sur les nouveaux programmes de subvention.

Au plaisir de vous lire !

L’équipe du Centre des affaires internationales


10 septembre, 2009

Opportunités d’affaires pour le Texas

J’étais au Texas en juin dernier dans le cadre d’une mission commerciale à laquelle participaient Mondo America, Groupe Orbi et Geo-Plus (…je ne vous conseille pas de voyager à ce moment puisque c’est très chaud et humide). J’ai été surprise de voir à quel point le Texas s’en sort bien d’un point de vue économique. En fait, les texans ont peu spéculé sur l’immobilier, le marché est resté relativement stable.

Il y a donc des opportunités pour les exportateurs. Voici mes notes que je partage avec vous:

Dallas : région peu connue de l’étranger. On y retrouve la plus grande concentration d’étudiants universitaires au Texas. Plusieurs entreprises y sont implantées dans le secteur de la recherche sur le cancer (privé et public). Les secteurs des technologies (manufacturier, tel Texas Instruments) et de la défense sont en croissance.

Houston : attire plusieurs millions en investissement annuellement. Beaucoup d’argent est investi pour attirer de grandes entreprises à venir s’y installer et le succès semble être au rendez-vous. De plus, la ville s’est donné pour objectif d’être verte donc, tous les projets de construction à venir devront être certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)

Le Nord-Ouest de l’Arkansas (ce n’est pas au Texas mais ces données démontrent le dynamisme de la région) est très dynamique et offre des opportunités aux entreprises dans le secteur de l’agroalimentaire (Tyson y est présent), de la logistique et pour les entreprises offrant des produits et services aux manufacturiers. Les résultats des manufacturiers dans cette région comptent pour 15 %, comparativement à la moyenne nationale qui est de 11 %.

Le Texas va continuer à se développer. D’une part, la croissance actuelle amène les entreprises locales et étrangères à y investir. D’autre part, cette croissance attire des travailleurs de d’autres états à migrer au Texas. On me mentionnait voir plusieurs véhicules immatriculés de la Floride. En effet, le ralentissement économique les pousse à venir chercher du travail au Texas.

Si vous voulez en apprendre davantage sur ce marché, n’hésitez pas à me poser vos questions ou à partager vos connaissances. De plus, le CAILT a fait plusieurs rencontres lors de son passage au Texas, élargissant par le fait même son réseau de contacts. Ces derniers pourront certainement vous aider à développer ou élargir ce marché.


10 septembre, 2009

52 % des 1 289 projets de construction aux Émirats arabes unis suspendus

Pour faire suite à la mission commerciale réalisée en novembre 2008 aux ÉAU, à laquelle avait participé Groupe Orbi, Technologies 20-20 et Équipement d’emballage MMC, nous avons approché ces entreprises et suivi plusieurs blogues afin de connaître l’impact de la récession sur ce marché.

Une étude publiée par Proleads en février 2009 démontrait que 52 % des projets de construction aux ÉAU étaient suspendus, cela correspond à 676 milliards $ de dépenses qui n’ont pas eu lieu. À la suite de cette annonce, plusieurs médias faisaient état que 20 000 travailleurs indiens quittaient le pays, soit pour travailler sur des projets dans d’autres pays du GCC, soit pour retourner dans leur pays.

Les entreprises ayant participé à la mission du Centre des affaires internationales ont confirmé que cet exode des travailleurs diminue à la baisse la demande de produits de consommation. Il y a moins de consommateurs à desservir. Toute la chaîne est affectée, des manufacturiers de ces produits de consommation, à leurs fournisseurs d’équipement et je présume, aux fournisseurs de matières premières.

En parallèle, un client m’informait qu’un essoufflement de capital se faisait sentir. « Les grands développeurs sont aux prises avec des difficultés financières et il y a trop d’espaces libres à présent et pas de capitaux d’investisseur », me mentionnait Jean Soucy, directeur, ventes internationales chez Technologies 20-20.

En contrepartie, la valeur des projets en cours, soit 700 milliards $, est tout de même impressionnante. En juillet 2009, on mentionnait qu’il y avait 750 projets en cours et 450 qui venaient d’être complétés. Ces données sont de loin supérieures aux dépenses de plusieurs autres pays en la matière. De plus, le nombre d’embauches de travailleurs aux Émirats a cessé de diminuer, signe que l’économie se stabilise.

Certes, le marché semble moins alléchant qu’il l’était il n’y a que quelques mois. Toutefois, il y a encore beaucoup d’argent qui circule. Pour ceux qui exportent déjà aux ÉAU, cela implique de garder vos contacts actifs afin de pouvoir faire partie de la reprise. C’est d’ailleurs ce que font nos entreprises qui ont participé à la mission commerciale.

Pour ceux qui considèrent y exporter leurs produits et services, je vous conseille de commencer à développer vos réseaux de contacts sur ce marché.