26 juillet, 2010

Exportation, Stratégies

Réflexions stratégiques pour les vacances

En cette période estivale, je vous propose trois lectures intéressantes portant sur la performance du Québec et du Canada sur les marchés internationaux.

1)      S’adapter à la vigueur du dollar canadien

EDC vient de publier un livre blanc intitulé S’adapter à la vigueur du dollar canadien visant à fournir aux exportateurs canadiens des pistes de réflexion sur les stratégies à employer pour maintenir ou augmenter sa compétitivité sur les marchés internationaux dans un contexte de dollar élevé.

En effet, bien que le dollar canadien ait subi une correction suite à la crise financière américaine et se soit maintenu sous la barre des 85 ¢ entre l’automne 2008 et le printemps 2009, il a depuis recommencé à s’apprécier très rapidement et EDC prévoit qu’il se maintiendra en moyenne aux environs de 90 ¢ USD jusqu’en 2012. Même si le dollar devrait se maintenir en dessous de la parité, assurant encore un léger avantage aux exportateurs canadiens, l’appréciation du dollar canadien depuis 2003 a grandement nuit à leur compétitivité sur les marchés américains et étrangers.

En ce sens, EDC souligne différentes stratégies qu’ont employées les entreprises canadiennes pour affronter avec succès la concurrence malgré la vigueur du dollar, dont notamment la diversification des marchés à l’exportation et l’innovation.

2)      Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2010-2013

Dans un registre similaire, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation vient de publier sa Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2010-2013 qui place l’innovation au cœur du développement économique du Québec. La SQRI propose quatre axes d’intervention intitulés:

Une recherche plus compétitive et reconnue à l’international;
Une population plus créative et entreprenante;
Un accroissement de notre productivité et de notre compétitivité par l’innovation;
De grands projets mobilisateurs.

Le volet « accroissement de notre productivité et de notre compétitivité par l’innovation » nous intéresse ici plus particulièrement puisqu’il touche davantage la commercialisation à l’international. On note justement que deux nouvelles mesures d’aide à la commercialisation seront mises en place: une concernant les produits à faible empreinte de carbone et une autre pour appuyer la réalisation de plans de commercialisation d’innovations technologiques. On prévoit notamment réaliser plus d’une trentaine de projets de commercialisation d’innovation d’ici 2013. Il sera intéressant de voir quelles formes prendront ces deux mesures. N’hésitez pas à consulter notre répertoire des aides financières pour vous tenir au courant des différents programmes disponibles aux entreprises exportatrices de Laval.

Autre mention intéressante, la stratégie prévoit un assouplissement des mesures de validation et de vitrine technologique. Le volet vitrine technologique du Programme d’aide aux entreprises (PAE) est très intéressant pour les entreprises souhaitant lancer une nouvelle technologie à l’international et il est à souhaiter que cet assouplissement permettra à plus d’entreprises innovantes de percer à l’international.

3)      Le Québec dans le monde

Pour les amateurs de statistiques, l’Institut de la Statistique du Québec vient de publier Le Québec dans le monde, un outil gratuit regroupant les indicateurs économiques les plus actuels sur 235 pays et territoires, répartis en quatre principales sections:

un sommaire situe le Québec dans le monde;
des tableaux comparent les 235 pays et territoires en fonction de 95 indicateurs économiques;
235 profils d’autant de pays et de territoires tracent de véritables portraits économiques à l’aide de ces mêmes 95 indicateurs;
des cartes des pays par continent.

Bonne lecture !

Bruno Séguin


8 juillet, 2010

Exportation

Les prévisions à l’exportation 2010 d’EDC

Chaque printemps, les Services économiques d’Exportation et développement Canada (EDC) nous font part de leurs prévisions à l’exportation pour l’année à venir. La publication de ces prévisions coïncide avec une tournée de M. Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef chez EDC, qui vient les présenter aux gens d’affaires lors de très courus déjeuners conférences à travers le Canada. Ces prévisions sont devenues une référence au Canada dans le domaine du commerce international et s’avèrent très utiles aux différents intervenants en développement des affaires internationales dans la priorisation et la planification des activités pour l’année.

Voici quelques faits saillants qui devraient intéressés les dirigeants de PME lavalloise exportatrice :

-    EDC prévoit une croissance mondiale de 3,7% en 2010, une vaste amélioration comparativement à 1,1% en 2009. EDC ne s’engage cependant pas à parler de reprise en raison de nombreux risques qui planent toujours sur l’économie mondiale comme la fin à venir des gigantesques mesures de relance, l’instabilité sur les marchés financiers et les marchés des produits de base, la crainte de l’inflation et une nouvelle montée possible du protectionnisme.

-   Dans l’ALENA, c’est le Mexique qui devrait connaître la plus forte croissance de son PIB avec 3,5 % en 2010 et 4 % en 2011. À l’échelle mondiale, ce sont les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui dominent avec la Chine et l’Inde en tête de peloton. Les pays d’Asie du Sud-Est et d’Afrique subsaharienne devraient également connaître une croissance intéressante.

-    Après une année 2009 difficile, les exportations canadiennes de marchandises devraient revenir à la hausse avec une croissance de 13% en 2010. Le Québec devrait connaître une hausse de ses exportations de 9 % en 2010, ce qui le place au 7ème rang parmi les provinces canadiennes.

-    Les exportations canadiennes de marchandises à destination du Brésil devraient connaître une croissance de 22 % en 2010, soit la plus forte hausse parmi les principaux pays. En 2009, les exportations vers le Brésil ne représentaient cependant que 0,4% des exportations canadiennes de marchandises et avaient chuté de 41,4% par rapport à 2008. On peut en déduire que les entreprises canadiennes auraient intérêt à établir des liens d’affaires plus solides avec le marché incontournable qu’est devenu le Brésil.

-    Les exportations vers les États-Unis devraient aussi augmenter, avec une croissance prévue de 14%. Étant donné l’importance relative du marché américain (75 %) pour les exportateurs canadiens, cette dernière statistique est plutôt encourageante.

-    Au niveau des secteurs, on remarque que les exportations augmenteront surtout dans les secteurs de l’énergie, des produits de base et des véhicules et pièces automobiles. L’aéronautique, qui a été le seul secteur en 2009 où les exportations étaient en croissance, sera le seul secteur, avec l’agroalimentaire, où la croissance sera négative en 2010.

À la lecture du document, je constate que nos choix d’activités pour 2010 cadrent plutôt bien avec ces prévisions. En effet, nous revenons tout juste d’une mission très réussie au Mexique et nous travaillons en ce moment sur la préparation de missions en Chine et au Brésil à l’automne. Nous serons également très actifs sur le marché américain qui demeure le marché prioritaire de la plupart des entreprises exportatrices lavalloises. Je vous invite à rester à l’affût à votre retour de vacances car l’automne s’annonce très chargé !

Le document complet est disponible sur le site Internet d’EDC.

Bruno Séguin


11 juin, 2010

Exportation

L’importance de comprendre les subtilités de la culture mexicaine pour faire affaire au Mexique.

Pour faire suite à ce que j’ai vu, lors de notre dernière mission au Mexique, voici quelques conseils pour faciliter votre compréhension de la culture mexicaine :

Rencontrer votre partenaire potentiel au Mexique, ça vaut le déplacement !

Si vous souhaitez faire affaire au Mexique, il est très important de comprendre que le Mexicain négocie seulement avec des personnes en qui il a confiance. Il est donc primordial d’aller rencontrer votre client potentiel sur place afin de faire connaissance et ainsi gagner sa confiance. À titre d’exemple, lors d’un cocktail que nous avons eu à la maison du Québec à Mexico, une des entreprises participantes a eu la chance d’échanger avec un client potentiel avant la tenue de sa rencontre du lendemain ce qui lui a permis d’établir un lien de confiance. Par la suite, lors de la visite, l’entreprise a eu droit à un accueil très chaleureux et a rencontré l’ensemble des employés. Les négociations se poursuivront lors d’une visite du client potentiel au Québec en juin.

La difficulté de confirmer un rendez-vous au Mexique

Effectuer un déplacement fructueux au Mexique, lors d’un voyage d’affaires, n’est pas de tout repos. Les entrepreneurs mexicains attendent souvent la veille pour confirmer une rencontre. Je vous conseille donc fortement d’avoir une personne sur place qui pourra vous aider à planifier votre séjour et vos rencontres.

C’est la première impression qui compte

Au Mexique, comme dans bien d’autres pays d’Amérique latine, la première impression est très importante. Ainsi, s’habiller de manière formelle est de mise. Pour plus de renseignements, je vous suggère de consulter le site d’Exclusive Planet.

La ponctualité

La ponctualité n’est pas toujours une priorité dans la culture d’affaires mexicaine. Par contre, le Mexicain exigera de son futur partenaire étranger d’arriver à l’heure à la rencontre. Par contre, pour les événements sociaux, il est normal d’arriver au moins 30 minutes en retard. Comme par exemple, lors de notre mission au Mexique, la délégation générale du Québec a organisé un cocktail de 19 h à 21 h et la plupart des Mexicains sont arrivés à 20 h.

La signification du mot mañana

Il est important de comprendre la subtilité du mot mañana. Le Mexicain n’aime pas être déplaisant et dire non. Pour ce faire, il utilisera le mot mañana qui signifie plus tard dans un futur proche ou tout simplement non. Par contre, il faut faire attention puisqu’un non peut vouloir dire non (pour nous), mais également peut-être ou on verra. Il est donc important pour nous, québécois, de ne pas prendre ce mot à la lettre.

Finalement, il y a un dicton qui dit que lorsque vous êtes à Rome, faites comme les Romains. Si vous avez besoin de conseils pour faire affaire au Mexique, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

Caroline Bouchard


10 juin, 2010

Exportation, Stratégies

Avez-vous fait votre suivi ?

Depuis les deux dernières années, j’accompagne les entreprises lavalloises en mission commerciale. Hélas, trop souvent le suivi ne se fait pas ou se fait trop tard. Les efforts mis en place avant et pendant la mission, pour l’identification des meilleurs clients potentiels sont donc réduits de beaucoup.

Voici quelques conseils pour vous aider à planifier votre suivi.

Avant de partir :

Fixez des objectifs clairs afin de déterminer ce que vous recherchez sur le marché ;
Renseignez-vous sur le marché afin de poser des questions précises à votre interlocuteur ;
Déterminez quelles sont les informations qui pourraient être utiles pour vous ou un membre de votre organisation ;
Notez ces informations dans un format pratique et efficace à utiliser pendant vos rencontres ;
Préparez un plan de suivi ;
Prévoyez du temps libre pendant votre séjour pour des rencontres imprévues.

Pendant l’événement :

N’hésitez pas à inviter les prospects les plus intéressants pour une deuxième rencontre ou un repas d’affaires ;
Prenez des notes pendant et après chacune de vos rencontres ;
Identifiez le suivi à effectuer auprès des clients potentiels en utilisant le document préparé avant de partir.

Après l’événement :

Évaluez toutes les données recueillies, entrez les informations pertinentes dans votre base de données clients et exécutez les activités définies au plan de suivi :

Acheminez l’information requise aux personnes ayant la responsabilité d’assurer le suivi, si ce n’est pas vous qui le faites ;
Envoyez un courriel personnalisé à tous les prospects en précisant quelle sera la prochaine étape dans un délai d’une semaine ;
Fixez-vous un échéancier pour la suite de votre suivi ;
Effectuez un sommaire de l’événement pour votre équipe et déterminez les avantages et vos recommandations pour la tenue d’un prochain événement dans un délai de deux semaines ;
Revoyez votre sommaire de l’événement périodiquement (idéalement à tous les 6 mois) afin de vous assurer que tous les moyens sont mis en place pour atteindre les objectifs fixés.

Finalement, n’hésitez pas à nous contacter. Nous pouvons certainement vous aider à préparer vos déplacements d’affaires à l’international afin de maximiser vos résultats.

Caroline Bouchard


4 juin, 2010

Chaîne d'approvisionnement

Faites-vous de la veille pour votre chaîne d’approvisionnement et de logistique?

J’ai assisté dernièrement, dans le cadre de la Conférence Internationale en Aérospatial (Aeromart), au Sommet mondial en chaîne d’approvisionnement. Plusieurs conférenciers et gestionnaires de grandes entreprises en aérospatiale se sont succédés pour parler de l’émergence et de l’importance de l’intégration de la chaîne d’approvisionnement et de logistique sur un plan mondial. Il n’est pas surprenant que bon nombre ait invoqué la Chine dans leurs discours.

J’aimerais partager quelques éléments que j’ai retenus au cours de cette journée :

Le phénomène du développement de l’économie asiatique et plus particulièrement chinoise n’est qu’un retour du balancier.

D’ici 2020, la Chine construirait l’équivalent d’un Canada entier.

Plus de 96 aéroports et 30 000 km de rails seront construits comparativement à 26 aéroports et 46 888 km présentement installés au Canada.
Il y aurait 220 villes de plus d’un million d’habitants.

Neuf des dix fabricants mondiaux d’équipements mobiles de construction sont déjà en Chine.

En 2020, il y aura plus de véhicules automobiles en Chine (25 millions) qu’aux États-Unis (17 millions).

La majorité des litiges concernant la propriété intellectuelle sont entre compagnies chinoises plutôt qu’étrangères.

Les dépenses en R-D ont augmenté de 142 %, et les centres de R-D de 37 %.

20 % des Chinois vivant à l’étranger résident au Canada.

De plus en plus de donneurs d’ordre majeurs installent des opérations en sol chinois. Il est donc primordial de suivre ses clients pour bien les servir et conserver ses parts de marché.

Finalement, il y a trois indicateurs qui devraient nous inciter à se rapprocher de ce marché :

Les coûts relativement plus faibles et les compétences de plus en plus développées.
La taille du marché.
Les investissements publics et privés.

Faire de la veille pour sa chaîne d’approvisionnement est une responsabilité fiduciaire. En tant qu’administrateur, il incombe à chacun de comprendre les enjeux et de s’assurer que des actions sont en place pour s’adapter aux changements anticipés. L’énumération ci-dessus est un exemple de certains éléments que vous devez prendre en considération dans votre réflexion.

Samir Naoum